22 octobre 2009
L'accès aux études supérieures en France est plus ouvert que dans de nombreux autres pays. Reste que celles-ci coûtent cher. Droits d'inscription, vie quotidienne... Financer sa vie d'étudiant exige souvent d'avoir un job à côté.
Le prix de l'inscription en fac, du loyer, des repas, du carburant pour la voiture, sans parler des éventuels divertissements, poussent un bon nombre d'étudiants à trouver des moyens d'arrondir leurs fins de mois. Bien que les bourses et l'aide financière des parents soulagent les porte-monnaie, ils sont parfois bien obligés de pratiquer un job, du moins pour 46% d'entre eux, selon l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Rien de tel pour acquérir son indépendance. Travailler, donc, à côté de ses heures de cours. Et s'organiser pour mener ces deux activités de front. Pas facile pour tout le monde. Seuls 9% des étudiants exercent une activité qui est partie intégrante de leur cursus, comme les internes en médecine, les stagiaires, les professeurs vacataires...
13% des étudiants travaillent à mi-temps
Pour le reste, la palette d'emplois est large. Parmi les jobs les plus répandus, on trouve la distribution de prospectus, le «pionnicat», le baby-sitting, le service en restauration rapide, les cours particuliers... Les contrats peuvent aller de quelques heures par semaine jusqu'à un temps plein, pour les plus motivés. Toujours est-il que 13% des étudiants travaillent à mi-temps au moins six mois entre septembre et juin. Un prix à payer: l'OVE révèle que, pour ces derniers, la probabilité de réussir ses examens diminue de près d'un tiers par rapport aux étudiants non salariés. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que 25% d'entre eux assurent ne pas pouvoir assister à tous les cours, voire à certains examens, en raison de leur activité.
Des structures donnent un coup de pouce
Les bons plans existent, et certaines structures sont là pour le rappeler. Le Bureau d'information jeunesse (Bij) offre, en plus d'un panel d'annonces, une aide personnalisée dans la recherche de jobs (lire par ailleurs). Dans la même veine, le Clous peut apporter son petit coup de pouce. Par exemple, un classeur rempli d'offres d'emploi est à disposition à l'accueil du bâtiment. En outre, à chaque rentrée, les restaurants et les cités universitaires recrutent leur contingent d'étudiants. Et ce, selon des horaires aménagés en fonction des disponibilités de leurs employés temporaires. Sur le même principe, les bibliothèques du campus embauchent également. À raison de cinqheures par semaine, l'étudiant peut oeuvrer entre les murs de sa faculté, pas loin des amphis. Outre l'aspect financier, un petit boulot est toujours aussi l'occasion d'embellir son CV. Haut les coeurs, il est toujours bien vu par les employeurs de se montrer polyvalent...
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