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Initiation à la voile. Bug et Optipratic se tirent la bourre

14 février 2009

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À l'heure de renouveler leurs supports d'initiation, les clubs de voile se posent toujours la même question. Par quoi remplacer les sempiternels Optimist? Deux solutions existent à Brest.

Remplacer un Optimist par... le cousin très ressemblant, l'Optipratic construit par Phileas, un chantier installé à Rochefort (17). Ou par l'audacieux Bug, fraîchement imaginé par les Anglais de Laser-Performance? Très différentes, les coques se rejoignent sur le terrain de l'initiation. L'Optipratic remporte pour le moment la préférence des clubs de voile qui retrouvent «côtes pour côtes» leur bon vieil Opti. Le Bug des redoutables Anglais propose quant à lui une carène plus moderne et des performances globalement supérieures, surtout en navigation en double. Les saisons se suivent et se ressemblent, malheureusement pour les clubs de voile, qui continuent de subir de plein fouet les mauvaises conditions météo. Les stages se remplissent difficilement, mais il faut pourtant changer les bateaux vieillissants pour rester attractifs.

Les pieds enfin au sec!

Pour remplacer les antiques Optimist en aluminium, les coques sans entretien par excellence (mais lourdes et peu confortables), les deux constructeurs ont opté pour le polyéthylène, une matière plastique dense et relativement légère, encaissant parfaitement les chocs. Les deux bateaux se vident en avançant (auto-videurs), «une véritable révolution pour tous les moniteurs qui se sont cassé le dos àsoulever les caisses à savon pleines d'eau une fois dessalées», observe François Quiviger, revendeur de l'Optipratic pour Yucca Voiles. «Cela permet aux stagiaires de ressaler et de repartir sans aide extérieure». Du coup, le dessalage que l'on évitait impérativement sur les vieux Opti devientludique et même une thématique de travail.

Lequ



el choisir?

Plus racé mais aussi un peu plus lourd que l'Optipratic (46kg contre 39kg), le Bug regorge de bonnes idées, à l'image de sa petite roue à l'avant et des deux poignées rétractables à l'arrière qui permettent le roulage sur la cale. «C'est surtout un bateau réellement prévu pour accueillir deux enfants», observe son revendeur, Gilles Berthou, de Direct Sailing. Safran et dérive en aluminium: la qualité de l'équipement du Bug justifie la différence de prix avec l'Optipratic (1.490 EUR contre 1.990EUR). La fabrication en polyéthylène a gommé renforts et banc de rigidité. Le déplacement et l'ergonomie en sont grandement facilités. Sur l'eau, le Bug s'impose pour son look et sa vivacité, l'Optipratic gardant sa longueur d'avance côté prix et accessibilité à la compétition (homologué en championnat D3).

  • Stéphane Jézéquel
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