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Grands fonds marins. Greenpeace à la pêche

1 novembre 2009

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Les militants de Greenpeace sont partis, hier matin, à la pêche aux poissons des grands fonds marins dans deux supermarchés. Mais ils n'ont trouvé que peu d'espèces menacées.

Équipés de coupe-vent aux couleurs de Greenpeace, huit militants ont distribué des tracts aux clients de l'hypermarché Géant, à Brest, et de l'Intermarché guipavasien, hier matin.

Un poisson de 100 ans dans l'assiette

L'objectif était la protection des poissons des grands fonds qui sont menacés par une surexploitation. Le grand public ignore souvent qu'il peut avoir dans son assiette des poissons âgés de 100 ans qui sont pêchés entre 750 et 1.500 mètres de fond. L'empereur peut vivre jusqu'à 150 ans et le grenadier jusqu'à 60 ans et ils ne se reproduisent qu'à partir de 14 ou 20ans! Les militants ont passé un petit quart d'heure à Géant, où ils ont pu distribuer des tracts et rencontrer le directeur. Au passage, ils ont aussi apposé des autocollants «Poisson de grands fonds issu d'une pêche destructrice» sur du flétan et de la sébaste. Ensuite, le groupe s'est rendu à l'Intermarché de Guipavas où il n'a trouvé que de la dorade sébaste. «Habituellement, on y trouvait toujours beaucoup de filets de hoki qui est aussi un poisson en danger. Nous allons surveiller si c'est temporaire ou s'ils ont vraiment décidé de favoriser une politique de pêche durable». Les pêches profondes se sont développées à partir des années 80, pour pallier le déclin rapide des stocks de poissons blancs tels que cabillaud, lieu et églefin.

Huit espèces à éviter

Les huit poissons que les consommateurs doivent éviter sont le sabre, l'empereur, la lingue bleue, le grenadier, le flétan du Groenland, la sébaste souvent vendue à tort sous le nom de daurade, le hoki pêché dans l'hémisphère sud et le siki qui est un petit requin des profondeurs. «Nous sommes contents de n'avoir trouvé dans les poissonneries des deux magasins visités que peu de ces poissons des grands fonds, qui sont à croissance lente et qui atteignent tardivement leur maturité sexuelle, ce qui explique leur fragilité. Ce bon résultat est peut-être le signe que notre campagne d'information SOS grands fonds marins a porté ses fruits et que nous avons été entendus par les enseignes», estime Claudette Pedel, du groupe local Greenpeace de Brest. Greenpeace vient, en effet, de terminer une tournée européenne dans la perspective du second examen par les pays membres de l'ONU, en novembre2009, de l'application de la Résolution 61-105 encadrant les pêches profondes en eaux internationales.

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