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Festival Décollage immédiat. Premier envol réussi!

26 octobre 2009

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Premier voyage très réussi pour le festival Décollage immédiat. L'Alizéqui s'esttransformé, samedi soir, en hall d'aérogare aaccueilli pas moins de 900passagers pour un périple qu'ils nesont pas près d'oublier.

Samedi, 18h30, à l'Alizé, à Guipavas. Comme pour tout bon voyage qui se prépare, ilfaut arriver en avance pour ne pas rater le décollage. Ledépart est imminent. Première escale avec Manu, ex-chanteuse de Dolly, qui balance des chansons explosives très électriques. À bord, l'ambiance est encore trop calme. Les passagers sont peu nombreux. C'est dommage... Il est trop tôt pour atteindre le septième ciel.

Expédition vertigineuse avec Pascale Picard

Entre deux vols, la foule grossit. 20h30, le voyage suivant mène le public vers des contrées lointaines, jusqu'au Québec, avec la délicieuse etpétillante Pascale Picard. L'avion prend de la vitesse et s'envole en beauté. Rapidement, l'atmosphère monte de quelques degrés. L'hôtesse canadienne, à la voix suave et aux intonations à la Alanis Morissette, nous embarque, entre deux bouffées de cigarette et quelques gorgées d'un breuvage alcoolisé (dont une fois cul sec à la demande du public), dans ses ballades folk-pop qui dérivent parfois vers un rock très alternatif. Elle nous donne presque le vertige avec son titre «Gate22». Ça chahute au premier rang. Certains se moquent gentiment de son charmant accent québécois. «J'ai le plaisir de constater que vous êtes toujours incapables de l'imiter», rigole la songwriter. L'avion entame lentement sa descente. La nouvelle égérie de la pop canadienne a offert un périple inoubliable d'une heure et demie.

Nouvel embarquement prévu en octobre2010

22h. Le festival trouve, à cette heure avancée de la soirée, son allure de croisière. Nouvelle étape exotique, également très attendue, Marcel et son orchestre. Le trajet connaît alors de nombreuses turbulences festives. Les hôtesses mi-hommes mi-femmes sont délirantes. Les voyageurs dansent sans aucune retenue. Joyeuse pagaille! Le mal des airs se fait sentir sur la fin. Il est temps de changer de direction. Minuit. Destination finale avec Merzhin Moon Orchestra. Ambiance western. Étonnante odyssée cuivrée avec des bandits forts sympathiques. Atterrissage en douceur. Retour à la réalité, sur le plancher des vaches. Applaudissements mérités à tout l'équipage pour cette première édition très encourageante. «Une deuxième édition est programmée l'année prochaine», conclut, rassuré par ce premier vol, Marc Ribette, pilote d'Arsenal production.

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