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Brest ville

Des craintes pour les handicapés les plus fragiles

23 octobre 2009

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Deux autres associations, Ladapt et An Treiz, interviennent auprès de populations handicapées. Mais la nouvelle donne pénalise les petites structures.

Depuis 2008 sont apparus les appels d'offres. «Nous avons gagné pour trois ans celui de l'Agefiph concernant la mobilisation des entreprises employant moins de 4% de handicapés dans le Finistère», explique Annick Besnier, directrice de Ohé Prométhée Cap Emploi. Et il y avait du monde sur les rangs pour répondre à cet appel d'offres, le secteur devient concurrentiel. On voit même apparaître le secteur privé lucratif dans un domaine auparavant principalement associatif. «De petites structures spécialisées comme la nôtre ne peuvent répondre à ces appels d'offres qui prévoient une vaste zone géographique», déclare Isabelle Falhun, adjointe de direction de Ladapt. À Brest, l'association gère un Esat de 18 places, une unité d'orientation (Ueros) pour lésés cérébraux de cinq places (d'une capacité insuffisante, il y a un an d'attente), un centre de préorientation pour handicapés de 28 places, dont huit pour les handicapés psychiques, et l'espace Médiasources qui propose des bilans professionnels. «Sur 150personnes par an reçues en préorientation, 50% vont suivre une formation et 24% trouvent un emploi». Pour réagir à cette nouvelle donne, Ladapt a choisi de rejoindre un groupement de structures pour répondre à plusieurs aux appels d'offres. «Le risque de cette politique est la disparition des petites associations et de laisser la place au privé lucratif», prévient Isabelle Falhun.

Trop de guichets

Du côté d'An Treiz, association spécialisée dans l'insertion sociale et professionnelle des handicapés psychiques ou déficients intellectuels, Laurence Batard, directrice, regrette que le processus se soit compliqué pour les usagers depuis que l'Agefiph a réduit le nombre de prescripteurs. «Plus la personne handicapée est éloignée de l'emploi et plus elle aura de guichets à faire. Si elle vient directement chez nous, on doit la renvoyer vers un prescripteur. Ce n'est pas facile pour ces personnes qui ne maîtrisent pas bien téléphone ou Internet et dont le problème est la relation à l'autre». An Treiz a vu ainsi baisser le nombre de personnes qui arrivent jusqu'à elle, de 800 à 650 suivies en 2008.

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