26 novembre 2009
Avez-vous déjà calculé le prix du kilo de riz selon son conditionnement? La CLCV (1) l'a fait, hier, dans le hall du centre E.Leclerc, uniquement pour rappeler que les emballages coûtent cher.
L'action de la CLCV s'inscrivait, comme d'autres animations, dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets, qui s'achèvera dimanche.
«Ça calme»
La confédération enfonce des portes ouvertes, diront certains. Chacun sait, en effet, qu'un emballage et un suremballage ont un prix non négligeable. Mais que ceux qui ne se sont jamais laissé piéger dans un rayon de magasin lèvent le doigt. «Rien que de voir les comparaisons, ça calme», commentait une visiteuse. Sur une table s'étalaient en effet plusieurs produits, de même marque. Du jus d'orange, du café, de la compote de pommes, du riz: des denrées basiques de grande consommation mais différemment présentées. Reprenons l'exemple du riz: 1,99 EUR le kilo vendu en boîte de carton; 2,55 EUR le kilo, lemême, mais en sachets individuels; 5,84 le kg conditionné sous vide pour être glissé au micro-ondes. «Plus le riz cuit vite, plus il est cher», résume Michèle Le Roux de la CLCV. «Et dire qu'on pourrait le vendre tout simplement en vrac», commente-t-elle. Car, à ce prix d'achat, s'ajoute le coût de lacollecte, du traitement et de l'élimination des déchets.
Les sacs jaunes bien remplis
En matière de collecte sélective, les habitants ont fait des progrès. Oui, ils vont à la déchèterie déposer leurs déchets; oui, ils rapportent les piles usagées dans lespoints de colle
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ne jettent plus les bouteilles de verre dans le sac noir des ordures ménagères. C'est ce qu'ont pu constater les bénévoles de laCLCV en remplissant les questionnaires tout au long de la journée. «Mais quand on voit à quelle allure se remplissent les sacs jaunes de la collecte sélective, on se dit qu'un problème demeure. Bien sûr, tout ce qu'ils contiennent est recyclable. Mais, là encore, la communauté de communes, et donc le contribuable, doit mettre lamain au portefeuille pour les retraiter. Il ne suffit pas se donner bonne conscience», pense un consommateur.
Des sacs en papier pour les fruits et légumes
Chacun aurait donc encore une part de progrès à accomplir: l'usager, en achetant mieux et moins. Car, le gaspillage est aussi pointé du doigt. Selon les sources de l'Ademe (2), 7kg par an et par habitant de produits non consommés et encore emballés se retrouveraient à lapoubelle car ils n'ont pas été choisis à la bonne contenance. L'industriel, lui aussi, doit faire des efforts en réduisant les emballages. Quant au distributeur, il a aussi sa part à assumer. «Lesgens n'arrêtent pas de nous dire qu'il faut remplacer, aux rayons des fruits et légumes, les sacs en plastique par des sacs en papier. Pourtant, on ne voit rien venir», indique Michèle LeRoux.

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