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Saint-Brieuc ville

Outrages et rébellion. La version de la police contestée

20 mai 2009

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Cinq jeunes hommes de 18à26ans devaient comparaître hier devant le tribunal correctionnel, pour outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique et rébellion en réunion. Seuls quatre d'entre eux sont venus s'expliquer sur les faits qui leur étaient reprochés. Donnant une autre version que celle de la police.

Le gaz lacrymogène utilisé

Le 7décembre 2008, un groupe d'une dizaine de jeunes participe à une fête anniversaire au «Coyote», à Saint-Brieuc. Deux d'entre eux, ivres et excités, sont priés de quitter l'établissement. Mais tout le groupe suit. Et le ton monte. En difficulté, les portiers décident de faire appel à la police, qui dépêche une patrouille. Les choses semblent alors se calmer. Et les jeunes finissent par s'éloigner, avant de se regrouper devant le «Mona Lisa», rue des Trois-Frères-Le Goff. Selon les policiers, c'est là que les insultes et les menaces ont commencé à pleuvoir. S'en suit l'interpellation d'un jeune homme de 20ans. Aussitôt, quatre personnes, décrites comme très agressives, cherchent à s'interposer. Les policiers sont obligés d'utiliser le gaz lacrymogène pour les contenir, avant de les interpeller, non sans mal, de les menotter et de les conduire au commissariat.

«C'est le procès de la police»

Au cours de l'audience, les quatre prévenus, dont trois étaient ivres au moment des faits, ont rejeté cette version des faits, expliquant qu'ils n'avaient jamais été menaçants à l'égard des forces de l'ordre. Et seul un a reconnu les insultes, les justifiant par le fait qu'il avait été gazé sans raison. «J'ai l'impression que c'est le procès de la police et de sa compétence, s'est emporté le procureur. Àvous entendre, elle gazerait pour le plaisir et n'interpellerait pas les bonnes personnes.» Après avoir reconnu que toutes celles qui avaient proféré des insultes n'avaient sans doute pas été interpellées, faute de moyens, il a requis de trois à six mois de prison avec sursis à l'encontre des préven us. Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 16juin.

  • Gwendal Hameury
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