5 octobre 2009
Le week-end dernier, pour lapremière fois, le haras aaccueilli leconcours national du cheval breton. Parmi les180meilleurs reproducteurs présents figurait unejeune éleveuse de19ans, LénaïckLe Goff.
Rares sur les concours, les éleveuses de chevaux bretons sont des passionnées... À 19 ans, Lénaïck Le Goff, est étudiante au lycée agricole de Pommerit-Jaudy, la semaine. Mais, depuis maintenant six ans, c'est dans les concours de cheval breton aux quatre coins de la Bretagne qu'on la retrouve, le plus souvent le week-end, avec sa poulinière suitée postière de six ans, Polka du Jourdu.
Le Télégramme: comment est née cette passion pour le cheval breton?
Lénaïck Le Goff: «À neuf ans, mes parents, producteurs laitiers au Saint (56) ont acheté deux chevaux de trait, pour le loisir, dont ma première pouliche, Lune de Timelen. Je m'en suis occupée. Régulièrement, jela montais et à l'âge de13ans, j'ai pu participer àmon premier concours.En plus de mon permis A, j'ai passé mon permis E afin de pouvoir conduire le van et, si le week-end, je ne travaille pas dans une exploitation et qu'il ya un concours d'organisé, j'essaie d'y participer car je ne peux plus m'en passer. Ma nouvelle pouliche, Polka du Jourdua terminé suppléante, le22août, au concours départemental de Josselin. C'est pourquoi, tout ce week-end, nous sommes ici, au haras de Lamballe, parmi les meilleurs reproducteurs français!»
Qu'est-ce-qui vous attire dans ce genre de concours?
«C'est avant tout la génétiquequi m'intéresse. Comme lesautres éleveurs, je cherche toujours à avoir une poulichemeilleure que sa mère. Ilya quatre ans, par exemple, j'ai acheté Biscotte, une «Nirée» déjà âgée de 16 ans mais intéressante
en raison de ses très bonnes origines, des origines que l'on retrouve aujourd'hui dans son dernier poulain. En plus, les concours permettent de rencontrer dans une ambiance très conviviale des passionnés de trait et de postiers bretons des quatre coins de la France et même d'Europe parfois.»
Lénaïck est donc une passionnée de chevaux?
«Oui mais uniquement une passionnée de cheval breton.
J'aime la race, la puissance que ce cheval dégage. Les autres chevaux ne m'intéressent pas. Je ne leur trouve rien de beau. Quant à monter à cheval, c'est uniquement pour me promener, me changer les idées. Je monte Polka mais j'ai appris sur le tas. Je n'ai pas envie d'apprendre dans un centre équestre.Cen'est pas mon truc».
Pratique À noter que mardi et mercredi prochains aura lieu au haras leconcours vente des étalons bretons. Restauration sur place. Entrée gratuite.
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