4 novembre 2009 - 1 réactions
C'est une population plutôt âgée qui s'est installée dans les nouvelles résidences du centre-ville. Elle y apprécie la proximité des services. Et cultive la discrétion.
Les habitants du centre-ville veulent rester discrets. Dans les nouvelles résidences privées, n'entre pas qui veut. Il faut connaître le code ou être invité par un habitant des lieux, qui vous permet de passer l'interphone. «On a privilégié la sécurité. Il y a un parking souterrain. C'est une forme de tranquillité, pour des personnes âgées», explique une retraitée. Qui habite un appartement avec un large balcon, donnant sur la ville. Elle souhaite rester anonyme, comme presque tous les gens que nous avons pu rencontrer.
Résidence de «vieux»
«Il y a deux tiers de vieillards et un tiers de gens normaux», lance, acide, Serge, Lannionnais depuis quinze ans et propriétaire d'un appartement de la résidence de Rosampont. Qui ne cache pas qu'il a fait ce choix en prévision de ses vieux jours. «Nous avions une maison avec deux étages, un escalier et pas de possibilité de faire une chambre au rez-de-chaussée». Un couple, locataire dans la résidence Quai des arts, formule la même opinion. «Il n'y a pas d'enfants ici, ça fait résidence devieux. Quand on reçoit nos petits-enfants, on prévient les voisins». Un couple de jeunes, locataire dans le même immeuble, aurait vite renoncé à ses envies de faire la fête. Un après-midi, par chance, plusieurs personnes sont réunies dans le hall d'entrée de la résidence Quai des arts, au retour de la promenade du chien. «J'avais une maison à Morlaix mais je ne me sentais plus capable de l'entretenir. Et je voulais me rapprocher de ma fille», raconte une dame. Elle se trouve bien ici, comme sa voisine, venue de Paris. «Pourquoi je me plais? Ça ne s'explique pas. C'est comme quand on rencontre quelqu'un».
Proche des commodités
Ce qui plaît à beaucoup, c'est la proximité des commerces et des services. «Je vais à pied à la boucherie du centre, à la poissonnerie des halles. La banque est à côté, les boutiques de vêtements aussi. Il y a une boulangerie, un opticien, une laverie. C'est utile», énumère notre première interlocutrice. Serge et son épouse sont des fidèles du Carré Magique. Et flânent sur le marché, «sympathique mais hors de prix». Même les enfants y trouvent quand même leur compte. «Notre petite-fille, qui a 12 ans, peut aller seule au cinéma», se réjouissent des grands-parents.
Quelques déboires
Idylliques, ces nouvelles résidences? Certains acheteurs ont bien connu quelques déboires: travaux mal achevés ou retard de livraison de plusieurs mois. «Et c'est pas donné», critique une habitante du Quai des arts. «Avant, j'avais un appartement dans l'ancien cinéma. Ici, c'est plus cher, pour moins de prestations». Dans la résidence de Rosampont, Serge et son épouse ont l'air bien dans leur intérieur. Avec plus de 100m² de surface habitable, ils ne regrettent pas trop leur maison. L'architecture de la résidence, le fleurissement leur conviennent aussi. Et le large balcon, donnant sur une cour intérieure. Aucalme.
«Il y a deux tiers de vieillards et un tiers de gens normaux»
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