18 octobre 2009
Ce matin, à l'église de Plouha, douze jeunes âgés de 14 et 15 ans seront confirmés par le vicaire général du diocèse, l'abbé Gérard Nicole. Un pas de plus dans leur foi. Une entrée chez les adultes chrétiens.
Par l'imposition des mains de l'abbé Gérard Nicole, douze jeunes des paroisses de Paimpol et Plouha recevront le sacrement de confirmation, ce matin, à l'église de Plouha. Un geste aussi symbolique que déterminant, suivi du signe de la croix sur le front de chacun d'eux pour les marquer de l'Esprit-Saint. Et d'une parole d'encouragement. Sorte de passage d'une vie de chrétien enfant et quelque peu passif, à celle d'un chrétien adulte qui prend en main son chemin de foi. Etdevient agissant.
Les jeunes pour illustrer les regroupements
Pour la toute première fois, les confirmands des deux communes (Paimpol et Plouha) auront droit à une cérémonie commune. Initiant par là même, «une dynamique diocésaine qui favorise le regroupement à l'occasion des grandes circonstances», indique Éric Le Forestier, curé des deux paroisses. Et pour rompre avec les habitudes des fidèles, cette confirmation constituera la seule et unique messe dominicale sur l'ensemble des 23 clochers que compte le territoire. Délégué par son évêque, MgrLucien Fruchaud, c'est l'abbé Gérard Nicole, vicaire général du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, qui présidera le sacrement. Devant lui, douze jeunes lycéens de 14 et 15 ans, prêts à affermir leur foi. Et convaincus du bien-fondé de leur démarche, à contre-courant des remarques, parfois blessantes, de leurs camarades. «On ne discute pas de notre préparation à la confirmation au lycée, témoigne Alexandre. Même pas de notre foi. Au mieux, les autres s'en fichent. Au pire, ils n'hésitent pas à s'en moquer.» Alors, pour «résister», ces jeunes chrétiens ont trouvé la parade: ils sont ensemble. En équipe.En groupe. Une à deux fois par mois, ils s'accordent destemps de partage (déjeuner, discussion, balade, jeu, prière, etc.) dans l'un des trois mouvements présents sur le secteur: l'aumônerie, Audace, et le Mouvement eucharistique des jeunes(MEJ). Des douze confirmands du jour, tous y prennent part. De leur plein gré. Et presque «par nécessité», devrait-on dire.
La communauté un repère de vie
«Par ces groupes, les jeunes croyants nourrissent leur foi, et se nourrissent mutuellement, poursuit Éric Le Forestier. Les aînés avaient une foi individuelle, sous une forme commune. Les jeunes générations actuelles ont besoin d'une foi collective pour exister, et trouver un repère solide. ?Un chrétien seul est en danger de mort?, disait Jean-Paul II». En confirmant délibérément leur entrée (le baptême) dans la famille des chrétiens, les douze jeunes solidifient leur foi. Et affichent ainsi leur vision de la vie. Sans remous, sans complexe. Mais pas sans Dieu.
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