10 septembre 2009
Après un remarquable hommage à Antonio Carlos Jobim et une peu convaincante évocation de ses «Origines» bretonnes, le trompettiste funambule Éric Le Lann revient tutoyer les anges. Quoi de mieux que New York, poumon de la plus populaire des musiques classiques, pour étreindre ce jazz hérité des lignes pures chères à Miles Davis et Chet Baker? Au diapason de ce terroir du be bop, le Costarmoricain a enregistré deux standards et six compositions personnelles. Sa lumineuse virtuosité est ici magnifiée par la fluidité et le dépaysement chromatique, dont ses amis américains, le batteur Al Foster, le pianiste David Kikosky et le bassiste Douglas Weiss, lui font présent. Découverts pour certains l'an passé avec la claque «Live in Japan», pour d'autres cet été au Festival du Bout du Monde, les Mexicains Rodrigo et Gabriela reviennent avec «11:11». 11 comme le nombre de morceaux; 11 comme le nombre d'hommages -et non de reprises - à d'illustres musiciens, de Pink Floyd à Piazzolla en passant par Paco de Lucia, Dimebag Darrell (Pantera), Al Di Meola... Si, cette fois, des - très - petites touches de piano, oud, sitar, percussions et guitare électrique font leur apparition, cet album reste sans surprise. Les deux pistoleros de la guitare sèche (monsieur aux solos, madame à la rythmique) la jouent encore virtuosité, évitant, à de rares exceptions, la démonstration pour des mélodies accrocheuses. Emballant. Avec son nouvel album «Klemmvanoù ar Gelted», le choeur d'hommes de Bretagne parcourt à nouveau quelques trésors du chant celte. De la «Gwerz Penmarc'h» arrangée, comme beaucoup d'autres titres, par René Abjean, aux «Dix marins sur mer», l'éventail est résolument ouvert. Ce long moment de chant choral de 16 titres, Jean-Marie Airault et ses 57 choristes, l'ont soigné avec leur... coeur, c'est évident. Il reste toutefois à l'auditeur profane de, sans doute, les entendre en concert pour s'en imprégner davantage. Accordons cependant deux «points d'orgue» à la très prenante «Seiz Gwengamp» et au puissant «Ar c'hornog ruz» de René Abjean sur un texte de Jakez Hélias. Une vraie amitié liait Maurane à Claude Nougaro. Cinq ans après la disparition du poète toulousain - qui aurait eu 80 ans en 2009 -, la chanteuse belge revisite quinze titres de son répertoire. Pas de révolution dans l'interprétation de Maurane, moins punchy mais plus caressante que celle du maître. Son hommage tendre et respectueux s'appuie sur des arrangements foisonnants, où brillent des cuivres jazz et latins, où le flamenco s'invite avec bonheur dans «La danse». D'autres standards resplendissent dans la voix veloutée de Maurane: «Armstrong», «Rimes», «Le jazz et la java», «Bidonville», «Tu verras», «La pluie fait des claquettes»... «L'espérance en l'homme» offre une conclusion lyrique et positive à un album dense et réjouissant.
Brest ville. Vauban. Orchestre de jazz de Bretagne et de Lorient
Crozon. Concert. Ambiance jazz ce soir à Ty Skol
Lorient ville. Rencontre. Peter Butler et Alain Bernard, jazzmen
Vannes ville. Bagad. Le penn-soner primé à Quimper