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Morbihan

Tribunal. La secrétaire détourne 29.000EUR pour apurer des dettes

13 octobre 2009

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À la barre, la mère de famille essuie ses larmes. «J'ai peur pour ma famille», dit-elle entre deux sanglots. Elle explique aux magistrats avoir été acculée à commettre les détournements qu'on lui reproche en raison des dettes accumulées par l'entreprise de son mari. Hier, une quadragénaire domiciliée dans la région de Plouay était poursuivie devant le tribunal de Lorient pour avoir escroqué la Caisse primaire d'assurance-maladie du Morbihan (CPAM) ainsi que la Mutualité sociale agricole (MSA). Quand le pot aux roses a été découvert, en mai2006, elle a aussitôt reconnu les faits et a signé des reconnaissances de dettes pour rembourser les deux organismes. Chaque mois, son salaire de secrétaire est amputé de400EUR.

Au préjudice de la CPAM et de la MSA

À l'époque des faits, la prévenue travaillait déjà comme secrétaire mais au sein d'un cabinet d'infirmiers du pays de Plouay. Entre janvier2005 et mai2006, elle en a profité pour télétransmettre auprès de la CPAM et de la MSA des feuilles de soins qu'elle avait précédemment falsifiées. Pour la CPAM, les sommes s'élèvent à plus de 22.000 EUR et pour la MSA, à environ 6.000 EUR.

Prescriptions falsifiées

C'est l'expert-comptable des professionnels de santé qui a découvert la supercherie. Il s'est étonné du décalage existant entre le nombre d'actes effectués par les infirmiers et les prescriptions adressées. En fait, la prévenue faisait des photocopies de feuilles signées par les médecins à des patients dont elle modifiait le nom pour bénéficier des remboursements. «Je sais que c'est grave ce que j'ai fait, depuis je ne vis plus!», déclare-t-elle. Pour la vice-procureure, «elle a mis le doigt dans cet engrenage car elle était aux abois en raison des difficultés financières de sa famille». Compte tenu du contexte et de l'absence d'antécédents de la mère de famille, elle demande contre elle six mois de prison avec sursis «à titre d'avertissement». C'est la peine retenue par le tribunal. Il lui faudra, en outre, solder ses dettes auprès de la CPAM et de la MSA.

  • Christine Le Moing
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