7 juillet 2009
La délégation du projet de parc naturel régional du golfe du Morbihan est optimiste. Elle a le sentiment d'avoir eu un accueil favorable, hier, devant le conseil national de protection de la nature (CNPN).
«On a le sentiment d'avoir eu un accueil favorable. Nos réponses devraient donner satisfaction. Et on ne voit pas comment il pourrait y avoir un avis défavorable au vu de ces échanges». JoëlLabbé était optimiste, hier soir, à la gare de Vannes. Le président du SIAGM (*) revenait de Paris où il venait, le matin même, pendant plus d'une heure et demie, de plaider la cause du projet de parc naturel régional du golfe du Morbihan devant le Conseil national de la protection de la nature. Ce dernier devrait rendre sa réponse dans 15 jours ou trois semaines.
Maîtriser l'urbanisme
Il s'agissait d'un grand oral de rattrapage puisque le CNPN avait retoqué le premier dossier en 2006 en raison d'une maîtrise de l'urbanisme insuffisante. Dans son plaidoyer, Joël Labbé a mis en avant «l'engagement collectif des communes à la maîtrise de l'urbanisation avec un plafond maximum de consommation de 0,50% du territoire, soit 350ha». «Le CNPN a salué les avancées par rapport au premier dossier et le rapporteur a dit que le projet répondait aux objections qui avaient été formulées en 2006», indique David Lappartient, vice-président du Siagm et maire de Sarzeau. Un bémol toutefois: si la commission a pris acte des sensibles modifications du projet, notamment sur l'urbanisme et des engagements pris, elle a tout de même fait remarquer que «l'urbanisation envisagée, même limitée, reste importante». Une position qui s'inscrit dans le sillage de l'avis du rapporteur, favorable sous réserve de quelques améliorations.
Engager le consensus
Les questions du CNPN n'ont pas seulement porté sur la maîtrise de l'urbanisme mais aussi sur l'agriculture, les trames bleues et vertes, les corridors écologiques, etc. «Ils ont également voulu savoir si on avançait vers un consensus», ajoute Joël Labbé. C'est la prochaine étape et peut-être pas la plus facile. «Maintenant, la balle est dans notre camp, il va falloir dégager un consensus auprès des communes. Ensuite, il y aura le passage final devant le CNPN mi-2010. Aujourd'hui, nous avons franchi une étape éliminatoire. À partir de demain, on attaque l'Alped'Huez», lance David Lappartient dont le vocabulaire rappelle qu'il est aussi président de la Fédération française de cyclisme. La concertation va donc se poursuivre avant la phase d'enquête publique, fin 2009. À partir de là , les communes auront quatremois pour se prononcer.
Vannes ville. Joël Labbé. «Le parc, un outil nécessaire»