15 octobre 2009
Hier, en fin d'après-midi à Pontivy, à l'appel du Réseau éducation sans frontière, une dizaine de personnes se sont rendues sur le parking de l'hôtel Ibis où une famille de Géorgiens était placée sous la surveillance de la gendarmerie. Composée de quatre personnes, dont deux enfants -un garçon âgé de 13ans et une fillette de 3 ans- cette famille fait l'objet d'un arrêté d'expulsion. Vivant à Saint-Avé, près de Vannes, c'est là, qu'hier matin, les forces de l'ordre auraient interpellé la famille. L'adolescent y est scolarisé, en 5e au collège Jules-Simon, et sa petite soeur en maternelle, à l'école Anne-de-Bretagne, à Vannes. La famille semblait également suivre des cours de français pour les étrangers. Ces Géorgiens ayant transité par la Pologne avant leur arrivée sur le territoire français,c'est donc, selon la loi, dans ce pays qu'ils devaient être reconduits. «Les accords de Schengen font que, quand ils sont passés en Pologne, sans qu'ils le sachent, une demande d'asile a été faite, ils doivent donc retourner là-bas mais on sait bien qu'ils n'y resteront pas et seront vite ramenés dans leur pays d'origine. Ils y retrouveront alors les mêmes conditions que celles qui les ont fait fuir», commentait hier Marie-Noëlle Robin-Decayeux, membre du Réseau éducation sans frontière. D'après ses informations, c'est la maltraitance qui a fait fuir ce chef de famille géorgien, membre d'une communauté minoritaire soumise à des actes racistes violents.
«Une famille méritante»
La loi prévoit qu'avant l'expulsion, la famille passe par le centre de rétention administrative à Rennes, c'est ce que souhaitaient obtenir, hier, les membres du réseau. Un de leurs représentants a demandé à être reçu en préfecture. Préfecture, qui a reconnu «que c'est une famille méritante et qu'un suivi consulaire serait assuré pour un éventuel retour en France».
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