21 octobre 2009
FO Finances a choisi Erdeven et son centre de vacances de Keravel pour tenir son congrès national. Entamés hier, en présence de 200délégués, les travaux prendront fin jeudi, avec la venue du «grand patron», Jean-Claude Mailly, le secrétaire général. Trois questions à Michel Monteil, le secrétaire général Finances.
Pouvez-vous présenter votre organisation?
FO Finances rassemblent 33 syndicats. Il en existe des gros, comme celui de la direction générale des finances publiques, né de la fusion des Impôts et du Trésor. Et il y en a des plus modestes, comme celui de la Caisse des dépôts ou celui de la Monnaie de Paris. Au total, nous sommes 20.000.
Durant ces trois jours, de quoi allez-vous discuter?
Des conditions de travail. Avec la réforme générale de la politique publique, nous ne cessons de perdre des postes. En dix ans, notre administration a dû en rendre20.000. Résultat: nous ne pouvons plus rendre service au public. Nous nous éloignons de plus en plus de lui. Par ailleurs, nous ne pouvons plus faire correctement notre travail.
Demain, Jean-Claude Mailly, «votre boss», vient vous voir. Qu'attendez-vous de lui?
Qu'il tienne le discours de FO qui fait notre force et notre spécificité. En cette période de crise, il est plus que nécessaire de défendre le pouvoir d'achat. Avec un pouvoir d'achat en hausse, c'est plus de consommation. C'est une économie qui repart et des emplois supplémentaires qui se créent.
