9 juillet 2009
La semaine dernière, le préfet maritime faisait savoir au groupe cimentier Lafarge, associé à l'italien Italcementi, qu'il était défavorable au projet d'extraction de sable marin dans la baie d'Etel, au large de Gâvres et Quiberon. Hier, le préfet maritime et le préfet du Morbihan ont confirmé, par écrit, la position de l'État. Ils écrivent notamment: «C'est par un courrier cosigné que les deux représentants de l'État leur ont confirmé aujourd'hui que la poursuite de l'utilisation du champ de tir par les armées françaises et européennes, et la présence dans l'épaisseur du sédiment de munitions non explosées quasiment indétectables avec les moyens actuels, rendent inenvisageable une exploitation en toute sécurité des sédiments présents dans cette zone». Le courrier précise par ailleurs que «si, au final, les autorités de l'État, garantes du principe de précaution, ne seront pas en mesure d'accorder une autorisation d'exploiter, cette décision ne saurait remettre en question le très grand sérieux et la qualité des études techniques et environnementales préalables réalisées par les sociétés». Michel Grall, député-maire de Carnac, s'est félicité de cette décision. « Ce projet gigantesque prévoyait l'extraction de 18 millions de tonnes de sable sur 30 ans. Il présentait des risques écologiques importants, incompatibles avec l'avenir de notre littoral», a-t-il rappelé dans un communiqué.
