11 novembre 2009
Une amende de 375.000EUR, le maximum pour délit de pollution, a été requise hier au procès en appel de l'Erika contre Total, déjà condamné à cette peine en première instance, et contre sa filiale Total Petroleum Services qui, elle, avait été relaxée. L'avocate générale, FrançoiseMothes, a également requis la «confirmation» des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Paris à l'égard des autres prévenus: une amende de 375.000 EUR pour la société de classification Rina, personne morale, et les amendes maximum de 75.000 EUR prévues envers des particuliers, pour l'armateur du navire Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara. Elle s'en est remise à l'appréciation de la cour pour une autre filiale de Total, Total Transport Corporation (TTC), relaxée il y a deux ans. Total «ne pouvait ignorer que l'Erika était potentiellement dangereux», a estimé MmeMothes, considérant que le groupe était pénalement responsable de la catastrophe. Pour l'avocate générale, «c'est l'insuffisance d'entretien et le développement rapide d'une corrosion non traitée qui sont à l'origine de l'affaiblissement de structure de l'Erika». La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, le 12décembre 1999 au large du Finistère, avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté plus de 150.000 oiseaux.
