25 avril 2009
Situé sur la côte sauvage de Belle-Ile-en-Mer dominant l'océan, à deux pas des Aiguilles de Port Coton, l'hôtel Le Grand Large et ses deux étoiles revivent. L'établissement qui fait partie de la vie insulaire depuis plus de 30 ans, là où se sont déroulés de nombreux mariages, baptêmes, communions et autres événements, retrouve peu à peu son vrai visage. Voilà plus d'un an, la famille Poteau a cédé le lieu à Yvan Chelly et Dominique Merchez qui dirige la maison avec charme. «Cette maison était d'abord une résidence secondaire puis un hôtel. Nous connaissions l'un et l'autre Belle-Ile. Nous avons été séduits par le lieu, sa situation grandiose, son panorama unique. Et les choses ont été scellées en 48heures. J'ai quitté mon poste de communicant à Paris, vendu ce que j'y avais pour venir poser mon sac ici», explique Dominique Merchez. Son associé, Yvan Chelly, un ancien chirurgien-dentiste devenu responsable d'une maison hôtel parisienne, en passant par la politique, navigue entre la capitale et Belle-Ile.
Une tour ornée de faïence
«Nous avons commencé les travaux, avec les conseils de l'architecte des Bâtiments de France, Christophe Garetta, afin de retrouver l'âme des lieux». Depuis près de deuxans, les propriétaires ont remis à jour le jardin et les arches, rénové les chambres, installé les accès aux handicapés, créé des espaces intimes et magnifié ceux face à la grande bleue. «Nous voulons mettre en valeur ce patrimoine et son histoire», poursuit Dominique Merchez. Et les travaux de rénovation vont se poursuivre vers la tour ornée de faïence verte dans laquelle circule un escalier d'origine, installé par le premier propriétaire, en 1900, et par la poursuite des rénovations des dernières chambres.
Une cuisine entre mer et terre
Au «piano» du restaurant «LeMarie-Galante», ouvert midi et soir, et rénové cet hiver, le nouveau chef Olivier Scourzic, entouré d'une équipe belliloise en salle comme à l'accueil, élabore, essentiellement à partir de produits frais et locaux, une cuisine vraie et subtile entre mer et terre. «Notre objectif est principalement de retrouver l'authenticité des saveurs», conclut DominiqueMerchez, entre pétales de Saint-Jacques et écumes de chocolat.
16 mai 2012 - 1 réaction(s)
16 mai 2012