8 septembre 2009
Incarcéré depuis plusieurs mois au centre pénitentiaire de Ploemeur, Philippe Rolland avait obtenu de la cour d'appel de Rennes une mesure de placement sur un chantier extérieur, à Belle-Ile-en-Mer. Cette autorisation ne valait que pour les week-ends. Chaque dimanche soir, le détenu se devait de rejoindre sa cellule. Mais le 10juillet dernier, le personnel du centre pénitentiaire l'a attendu en vain. Car l'intéressé avait pris la poudre d'escampette. Pas bien loin, il est vrai, puisqu'il était allé rejoindre son amie à Guer.
«Ma mère était gravement malade»
En droit pénal, un tel comportement entre dans la catégorie des évasions, un délit passible de prison ferme. Philippe Rolland ne l'ignorait pas car, en 1991 et en 2001, des tribunaux l'avaient déjà condamné à des peines d'incarcération pour des faits similaires. Son casier judiciaire est d'ailleurs très bien garni avec 28dossiers à son actif. «Ma mère était gravement malade. Je ne l'avais pas revue depuis un an. Elle ne pouvait pas venir me visiter en prison et elle pleurait au téléphone», déclare le prévenu, présenté, hier, au tribunal de Vannes en comparution immédiate. Ce sont les gendarmes qui l'ont interpellé la semaine dernière, alors qu'il était à bord d'une voiture en compagnie de son amie. La vice-procureur ChristineLeCrom ne croit guère à la justification donnée par le prévenu. «C'est un prétexte un peu facile, d'autant que sa peine d'incarcération devait prendre fin le 30septembre prochain», note la magistrate. Le tribunal décide de suivre ses réquisitions et condamne Philippe Rolland à huit mois de prison ferme.
