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Ille-et-Vilaine

1.000 Milles Brittany Ferries. C'est parti !

5 septembre 2009

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Hier à 20h pétantes, les treize Class 40 engagés dans la 4e édition des 1.000 Milles Brittany Ferries se sont élancés au large de Saint-Malo pour près d'une semaine de sprint via l'Angleterre et l'Espagne.

«Ce n'est pas lors de cette quatrième édition des 1.000 Milles Brittany Ferries que nous allons battre le record de l'épreuve!», s'amusait Bruno Jourdren, skipper de «Cheminées Poujoulat», hier en fin d'après-midi, peu avant le passage des écluses du bassin Vauban à Saint-Malo. De fait, si au moment du départ, à 20h hier, les conditions étaient plutôt musclées (20-25 noeuds et une mer relativement formée), le vent devait mollir dès ce matin, à l'approche des côtes Anglaises. «Après une première nuit à faire le gros dos, nous aurons du petit temps pour finir la première étape. Il faudra être vigilant d'autant que les coefficients des courants sont élevés en ce moment. Néanmoins, nous devrions arriver à Plymouth aux alentours de midi», a expliqué Joudren, ravi d'effectuer le pit-stop obligatoire de six heures de jour, contrairement à l'an passé.

Du près, de la pétole

Les leaders de la flotte quitteront donc le sud-ouest de l'Angleterre en fin de journée ce samedi. Ils devraient ensuite rejoindre Ouessant à des allures portantes avant que la situation ne se complique à nouveau en Atlantique comme l'explique Marc Lespesqueux, skipper de «Les conquérants de Normandie Caen La Mer»: «La route entre la pointe Bretagne et le port de Santander en Espagne risque de mettre nos nerfs à rude épreuve. En effet, nous allons devoir traverser le golfe de Gascogne en négociant un centre anticyclonique actuellement positionné pile sur notre route, à l'aller comme au retour. Résultat, dans les deux sens, ça va être franchement mou. Le pire, c'est que nous allons tout faire au près, y compris notre deuxième traversée de la Manche car le vent s'installera alors au nord-ouest! En somme: ce sera du louvoyage quasiment du début à la fin de la course. Les spis ne seront pas très usés à l'arrivée à Saint-Malo et il est très possible que ce soit un peu plus long que prévu.» A suivre donc.

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