28 octobre 2009 - 1 réactions
Un incendie a ravagé une longère inhabitée, hier matin, à Kernével. Il s'agit du quatrième feu en un mois constaté dans ce village. L'inquiétude monte.
«Je n'en peux plus, ce n'est plus vivable. Là, c'est volontaire, c'est certain. Il y a un malade qui traîne. Je m'en vais, je donne mon préavis aujourd'hui». Très touchée par ce nouveau sinistre, à deux mètres seulement de sa location, rue de laMétairie, à Kernével, commune associée de Rosporden, Gwenaëlle en avait gros sur le coeur, hier matin. Sur son pas-de-porte, la tractopelle s'activait encore à effacer les stigmates de ce nouvel incendie. Vers six heures du matin, c'est une voisine qui a donné l'alerte en apercevant les flammes lécher la demeure de Gwenaëlle. Cette dernière a alors placé ses troisenfants, âgés de cinq, quatre et deux ans, en sécurité.
Cent mètres plus loin deux jours plus tôt
L'incendie, «vraisemblablement d'origine volontaire», selon les gendarmes, a démarré près des vélos des enfants, stockés à cet endroit qui sert habituellement de hangar. Aucune source électrique n'y est recensée. Près de deux heures ont été nécessaires aux pompiers de Rosporden, Melgven et Concarneau pour maîtriser le sinistre. «Nous avons placé une protection sur la maison la plus proche», explique le sergent ArnaudLeBouédec, de la caserne de Rosporden. Des pompiers qui ne connaissent que trop bien ce lieu depuis un mois. Dans la nuit de samedi à dimanche, à moins de 100m, un incendie a ravagé la majeure partie de l'ancienne école de garçons. Le drame a été évité grâce aux pleurs d'un bébé. Un sinistre dont on ignore encore s'il est accidentel ou volontaire.
Aide psychologique pour les riverains
Fin septembre, toujours dans le même secteur, la voiture d'un conseiller municipal avait été détruite par le feu. Enfin, toujours fin septembre, le hangar situé juste en face de celui incendié hier était parti en fumée. Les 18 bêtes présentes dans l'étable avaient pu être évacuées à temps. Simples coïncidences ou actes avérés de malveillance, comme cela avait été le cas il y a deuxans, quasiment jour pour jour, lors d'une série d'incendies dans le secteur impliquant un Rospordinois de 42ans? L'enquête de gendarmerie est en cours. Toujours est-il que l'inquiétude monte dans le bourg. La mairie devait demander l'aide d'un psychologue pour les riverains concernés. «Cela commence à faire beaucoup, les gens se posent des questions, reconnaît NorbertBourgeois, maire délégué de cette petite commune. Mais il ne faut pas créer un sentiment de psychose car nous n'avons pas encore d'éléments probants pour parler d'acte criminel pour l'ancienne école de garçons».
