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Finistère

ETA. Le couple n'était pas seul à Carnac

7 novembre 2009

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Les activistes d'ETA interpellés le mois dernier, à Carnac(56), étaient accompagnés d'un troisième homme. Il aurait échappé au coup de filet de justesse et serait toujours en fuite.

Lundi 19octobre dernier, deux activistes basques d'ETA, recherchés pour leur participation à des opérations terroristes, étaient interpellés à Carnac par la DIPJ, la Direction interrégionale de la police judiciaire. Aïtor Elizaran Aquilar, 30 ans, et Oihana San-Vicente, 32 ans, étaient recherchés depuis quatre jours dans le Morbihan. Aïtor Elizaran Aquilar faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen, lancé par les autorités espagnoles, pour vols en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes terroristes. Au moment de leur interpellation, les deux activistes étaient armés.

Concours de circonstances

Si l'interpellation s'est parfaitement déroulée, sans résistance des deux activistes, il semblerait qu'une troisième personne ait échappé au coup de filet. Depuis cette interpellation au petit matin, la rumeur était, en effet, revenue: au moment de prendre possession de leur appartement carnacois pour une semaine, les deux Basques étaient accompagnés d'un homme. Et il semble bien que ce troisième individu ne doive sa liberté qu'à un concours de circonstances...

Toujours présent?

À la suite de la diffusion des portraits des deux membres d'ETA, des témoins se sont présentés à la gendarmerie de Carnac dans la soirée. Ils détenaient l'information suivante: un homme, qui avait été vu avec les deux membres d'ETA, se trouvait toujours à Carnac. De plus, ils savaient où avait résidé le groupe. Trouvant porte close à la gendarmerie, les témoins auraient demandé, par l'interphone, à être reçus par les services de gendarmerie, «sans toutefois préciser, à aucun moment, pour quelles raisons», a précisé, hier, le colonel Michel Coat, commandant le groupement de gendarmerie du Morbihan. «Ces personnes n'ont jamais parlé de terrorisme ou d'ETA. À la question: ?Est-ce urgent? ?, elles ont répondu: non». Le lendemain matin, les témoins se présentaient à la gendarmerie. Leur témoignage était confié aussitôt au service enquêteur.

Une trentaine d'interpellationsenFrance

Trop tard. Entre-temps, le troisième homme s'était envolé. «En ce qui nous concerne, nous n'avions pas l'information de la présence de cette troisième personne avant l'interpellation des deux activistes», a expliqué le colonel Coat. L'homme serait toujours en fuite. Depuis le début de l'année, une trentaine de personnes soupçonnées d'appartenir à ETA ont été arrêtées en France.

  • Gwen Rastoll
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