28 octobre 2009 - 1 réactions
L'ancien P-DG de Total, ThierryDesmarest, a «regretté», hier, dans une déclaration écrite, avoir «sous-estimé» dans les premiers jours «l'ampleur» des conséquences du naufrage de l'Erika, tout en affirmant que Total n'avait «pas failli». Et «n'avoir pas eu les mots pour exprimer son émotion et sa solidarité aux victimes de la pollution».
Costume gris strict et fines lunettes, les mains croisées dans le dos, Thierry Desmarest, 63 ans, patron du groupe pétrolier lors du naufrage de l'Erika, le 12décembre 1999, a tenté durant une heure et demie devant le tribunal de Paris, où se tient le procès en appel du naufrage de l'Erika, de dégager la responsabilité de Total dans cette catastrophe. Il a fait valoir qu'il «n'y a pas de risque zéro» en matière de sécurité maritime «même s'il faut se battre au maximum» en la matière. Mais pour lui, «personne ne peut contester que Total s'est mobilisé très rapidement et très concrètement en faisant tout son possible pour limiter les conséquences» de la catastrophe.
«Solidarité citoyenne»
«Je souhaite, a conclu ThierryDesmarest, que ce procès fasse ressortir que nous ne sommes pas à l'origine de cet accident et que nos équipes n'ont pas failli, et que c'est pour cela que nous avons fait appel». Il a ajouté que, dans un «esprit de solidarité citoyenne», l'entreprise a proposé en 2008 de «régler, de manière définitive et irrévocable quelle que soit l'issue de l'appel, les indemnités décidées en première instance». Lors du premier jour d'audience du procès en appel, l'avocat du groupe pétrolier, Me Daniel Soulez-Larivière, avait précisé que Total avait d'ores et déjà versé à 38 parties civiles (dont l'État) 170M€ sur les 192M€ prononcés en première instance.
