2 juillet 2009
Manureva fut un de vos plus gros succès. Qu'évoque-t-il pour vous?
La disparition d'Alain Colas, il y a trente ans, m'avait marqué. Je ne l'ai pas connu pas personnellement, mais, je le connaissais, en tant que marin d'exception. Pendant les secours, j'ai été frappé par cette impuissance, l'affreuse idée qu'on arrête tout espoir de le retrouver. Serge Gainsbourg m'avait écrit les paroles d'une chanson que j'avais composé, «Adieu California» et l'ensemble ne me plaisait pas. Serge a fredonné un jour «Manu, Manureva»... Tout est parti de là. J'ai toujours eu un sentiment étrange d'avoir fait un succès sur la disparition de quelqu'un d'extraordinaire comme Alain Colas. Étrange destin de cette chanson, avec la disparition, il y deux ans, du Manureva, à Saint-Cast. Quand les familles m'ont contacté pour venir chanter, j'ai tout de suite accepté, et je leur ai versé les bénéfices du concert, pour moi, c'était naturel. J'ai été bien reçu, et, avec grand plaisir, je suis revenu pour l'inauguration du port, à la demande notamment, de Marie-Reine et Bernard.
Votre dernier disque date de 2004. Avez-vous des projets d'albums ou singles?
Je viens de terminer un album consacré à la vie d'Yves Saint-Laurent. Je ne le connaissais pas très bien, mais, l'idée est venu d'un ami, Pierre Dominique Burgaud. J'ai été séduit par ce projet et, après un an de travail, l'enregistrement est terminé. Toutes les chansons lui sont consacrées; ce n'est pas un album sur la mode, mais sur sa vie depuis son enfance jusqu'à sa mort, en montrant les effets qu'elle a eu sur la société. L'album sortira en mars.
