letelegramme.com

 

Côtes-d'Armor

Naufrage. Un coquillier coule, un autre brûle [Diapo]

6 octobre 2009 - 1 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Un accident de mer a eu lieu, hier matin, en baie de Saint-Brieuc. Deux navires qui pêchaient la coquille sont entrés en collision. L'un a coulé, l'autre non. Un troisième bateau, venu leur porter secours, a pris feu. Les marins sont tous sains et saufs.

Saint-Quay-Portrieux. 17h45, hier. Remorqué par la vedette de la SNSM, l'Alexis rentre au port. Plus de six heures après l'incendie qui a touché le chalutier. Complètement calcinées, des centaines de coquilles Saint-Jacques tapissent la partie arrière du pont du bateau qui fume encore. Quelques mètres plus haut, sur le quai, une vingtaine de pêcheurs assistent à la scène, le visage fermé. Pour eux, c'était hier la première journée de pêche à la coquille au large. Une journée catastrophe.

Le matelot projeté à l'eau

Tout débute vers 8h15, à 18km au nord du phare le Grand Léjon, lorsque deux chalutiers, le Da Viken II - immatriculé à Saint-Brieuc et basé à Saint-Quay-Portrieux - et le P'tit Celte - immatriculé à Saint-Malo -, entrent en collision. Le matelot du Da Viken II est alors projeté hors du navire. Il reste ensuite dix minutes dans l'eau avant d'être secouru par l'équipage du P'tit Celte. De son côté, le patron du Da Viken II tente de colmater la brèche causée par la collision. Sans succès. Averti par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Corsen, un troisième bateau de pêche, l'Alexis, arrive alors sur zone et récupère le patron du Da VikenII, qui voit son bateau couler par 30m de fond. Transférés dans les minutes suivantes sur le bateau pneumatique des affaires maritimes, puis sur la vedette de la SNSM, le patron et le matelot du DaVikenII sont ensuite conduits au port de Saint-Quay-Portrieux, avant d'être pris en charge par les pompiers.

L'Alexis en flammes

«Le matelot était choqué et souffrait d'une très légère hypothermie. Il était blanc et frissonnait.Quant au patron, il était comme tous les marins qui viennent de perdre leur navire...», raconte William Abbest, le président de la SNSM de Saint-Quay, dont la journée était, à ce moment, loin d'être finie. Car, une heure après avoir déposé les deux hommes du DaVikenII, les sauveteurs bénévoles sont de nouveau appelés pour secourir le Pégase, un bateau de pêche en panne. Ce qu'ils font. Seulement, vers 12h30, nouvelle alerte: l'Alexis - le navire venu en aide aux deux coquilliers dans la matinée - est en flamme à environ 10 milles nautiques de Saint-Quay-Portrieux.

Un dernier rebondissement

Cette fois encore, les deux membres d'équipages sont pris en charge par une autre embarcation de pêche, l'Hippocampe. Dans le même temps, également averti par le Cross Corsen, le Tigre (le bateau école de la Marine nationale) est dérouté pour venir éteindre l'incendie. Vers 14h, la situation semble enfin sous contrôle: les deux membres d'équipages de l'Alexis sont en route vers Saint-Quay-Portrieux à bord de l'Hippocampe, le feu est éteint sur le coquillier et la vedette de la SNSM le ramène vers le port. Un dernier rebondissement va alors intervenir. Sur l'Alexis, les flammes repartent. Toujours dans les environs, le Tigre intervient de nouveau, avant d'escorter jusqu'à Saint-Quay la vedette de la SNSM et l'Alexis.

  • Julien Vaillant

  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article

1 réaction

  • Sylvanetta
    Terrible enchainement de catastrophes
    Ce qui est arrivé à ces marins est terrible. Certes, aucune vie humaine n'a été perdue, mais ces accidents consécutifs sont un peu étranges. Ce qui m'intrigue le plus, c'est l'incendis àde l'Alexis qui aprés avoir été maitrisé, a repris. En fait, ça me rappelle l'affaire des deux bateaux qui avaient coulé sans raison dans le port de Paimpol voila déjà quelques années... Les esprits cartésiens trouveront que je m'emballe un peu vite, mais tout le monde sait qu'en Bretagne, il se passe parfois des choses inexplicables(rationnellement)... Alors qui sait,...
    Ajouté le 6 octobre 2009 à 12h19
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R