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Côtes-d'Armor

Médecins libéraux. Faire face à la grippe A

25 septembre 2009

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Réunis hier à Saint-Brieuc, les représentants des médecins libéraux de Bretagne ont parlé de la désaffection des jeunes pour leur mode d'exercice, de la permanence des soins et, bien sûr, de la grippeA!

La grippe A préoccupe les médecins libéraux. Elle figurait en tête de l'ordre du jour, à l'assemblée générale de l'Union régionale des médecins libéraux(URML), hier, à Saint-Brieuc. «Notre principal souci est que les médecins puissent répondre de façon satisfaisante à une explosion du nombre de consultations», confie le Dr Hervé Le Néel, généraliste à Rennes et membre élu de l'URML. Déjà, les médecins libéraux «travaillent environ 55h par semaine». L'épidémie qui commence à se faire sentir vient s'ajouter à leurs charges habituelles. «Une organisation particulière, comportant des lieux dévolus aux consultations pour la grippe, sera mise en place si l'épidémie s'amplifie», explique le DrLeNéel. Lui-même, durant la seule journée de mercredi, a reçu quatre ou cinq patients «probablement atteints du virusH1N1, car la grippe saisonnière n'est pas encore là».

30% de la population pourraient être touchés

Selon lui, l'épidémie pourrait toucher environ 30% de la population, tandis que la grippe saisonnière en atteint habituellement 4à 6%. Cette dernière n'est pas non plus exempte de dangerosité:entre1.500 et3.000 malades, soit environ un sur mille, y succombent chaque année en France. Paradoxalement, le virus H1N1 semble se révéler moins virulent que prévu. L'URML ne préconise pas la vaccination systématique, mais plutôt la protection des personnes «à risques», notamment celles qui ont une pathologie cardiaque ou pulmonaire.



La soixantaine de praticiens, représentant leurs 6.000 confrères bretons, ont également réfléchi, hier, aux problèmes de démographie médicale et de permanence des soins. «Le nombre des médecins sortant des écoles augmente, mais la médecine libérale connaît une désaffection croissante. Nos missions se sont beaucoup élargies, mais nous manquons de moyens pour y faire face. En Europe, un généraliste représente, en moyenne, 2,3emplois à plein-temps. En France, à peine la moitié d'entre eux disposent d'un secrétariat». En cause? «La faible rémunération des médecins, deux fois moindre de celle des Britanniques».

Régulation par le 15

En discussion depuis 2000, la permanence des soins, qui permet de trouver un médecin à tout moment, peine à s'organiser. Le système des gardes a vécu, les maisons de gardes n'ont généralement pas duré, et la régulation se fait aujourd'hui par le 15. Parallèlement aux urgences sévères, ce service gère les recours nocturnes aux médecins «de ville». «Ce filtre a divisé nos interventions par trois». L'union régionale des médecins libéraux n'a rien à voir avec un syndicat, ni avec l'Ordre. «C'est une structure fondée en 1994, à laquelle les médecins ayant une activité libérale, généralistes ou spécialistes, sont tenus de cotiser. Elle s'occupe des questions d'organisation de la profession. C'est un peu le pendant de l'ARH (Agence régionale de l'hospitalisation), qui réunit les médecins du milieu hospitalier».

  • Roselyne Veissid
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