4 novembre 2009
Plusieurs élus, dont les présidents des régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes, ont demandé, hier, que leurs collectivités soient indemnisées au titre du préjudice écologique pour le naufrage de l'Erika, lors du procès en appel. Les Pays-de-la-Loire demandent 30MEUR au titre du préjudice écologique, tout comme la Bretagne et le Poitou-Charentes, tandis que le Finistère, notamment, réclame 10MEUR. Lors du procès en première instance, le préjudice écologique avait été reconnu pour le seul département du Morbihan et la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a souligné la compétence de la Région en matière d'environnement et rappelé qu'elle cofinance avec l'État, dans le cadre des contrats de plan, des actions en matière environnementale. Il faut aussi que, sur le plan pénal, «la responsabilité collective de l'ensemble de la chaîne de transport», dont celle de l'affréteur Total, soit confirmée, a-t-il insisté. Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, a souhaité pour sa part que le jugement soit «sévère, afin, nous l'espérons, de dissuader de futures pollutions». Le parquet général prendra ses réquisitions le 10novembre, le procès s'achevant le 18.
