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Côtes-d'Armor

Environnement. Ils modifient leurs pratiques agricoles

6 novembre 2009

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À Bourseul, près de Plancoët, de jeunes agriculteurs ont entrepris de changer radicalement le fonctionnement de leur porcherie, afin de réduire les effets néfastes de leur exploitation sur l'environnement.



Frédéric et Jean-Louis Josselin, deux frères, ont décidé de remettre en question le mode de fonctionnement de leur porcherie, afin de rendre le lisier moins polluant. Depuis deux ans, ils ont arrêté de vacciner leurs 145 truies et amélioré l'état sanitaire de l'exploitation, en travaillant, notamment, sur la qualité de l'eau.

Pourquoi avez-vous entrepris cette démarche atypique?
On voulait produire propre. On sentait que les traitements que l'on administrait aux animaux étaient nocifs pour la santé et avaient des effets négatifs sur l'environnement. On voulait arrêter de travailler à contrecoeur.

Quelles sont vos méthodes pour réduire l'impact environnemental de l'exploitation porcine?
On a décidé «d'améliorer» le lisier, afin de réduire la pollution de l'environnement. Épandre un bon lisier, c'est meilleur que de mettre de l'ammonitrate. Le but, c'est de donner à manger au sol! On a donc arrêté d'utiliser des désinfectants chimiques dans les bâtiments d'élevage, et on a arrêté d'administrer antibiotiques et vaccins aux truies.

Quelle est votre alternative aux vaccins?
On améliore l'eau que l'on donne à boire aux animaux. Il faut éveiller les consciences sur la qualité de l'eau, car une bonne eau permet de lutter contre les effets viraux. On a installé un appareil électrique qui redonne une fréquence à l'eau. On récupère également les urines des truies les plus âgées, pour les distribuer dans l'aliment. Les animaux développent ainsi des anticorps. On leur donne aussi du vinaigre de cidre, efficace contre les parasites. Ils adorent ça! Dilué, on le pulvérise également sur leur peau.

Les résultats sont-ils concluants?
L'état sanitaire est meilleur, et les truies se défendent mieux depuis qu'elles ne sont plus vaccinées. On a gagné du temps et de l'argent. En agriculture intensive, il y a entre deux et cinq vaccins par truie. On a économisé 120EUR par truie et par an. Les frais ont été diminués de moitié, voire plus! On a, par ailleurs, réduit la prolifération des mouches, on utilise donc moins d'insecticide, ce qui améliore le lisier. Il y a également moins d'odeurs. Pratique Conférence à la salle des fêtes de Bourseul, ce soir à 20h et demain à 10h. Renseignements au06.31.26.04.00.

  • Propos recueillis par Corentin Le Doujet
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