22 octobre 2009
Hier matin, un test de ramassage des algues vertes en mer a été effectué devant la plage du Ris, à Douarnenez. «Un succès qui ouvre des perspectives».
C'est à l'initiative du président de la communauté de communes du pays de Douarnenez, William Boulic, que ce test de «cueillette» des algues vertes en suspension en mer a été organisé. Venu de Nice par camion, un petit bateau dépollueur, spécialisé dans la collecte des macrodéchets qui flottent en Méditerranée a sillonné les eaux de la baie «sur la frange brisante de la plage, c'est-à-dire juste avant que les algues ne s'échouent». Équipé de bras articulés, de filtres et de filets, ce petit bateau plat a permis de «ramasser l'équivalent de plusieursmètres cubes d'algues en relativement peu de temps», s'étonnait Jean-Yves Le Dreff, un des responsables de la société CEP qui exploite ce bateau dépollueur. Une fois ramassées, ces algues remplissent des sacs pouvant être chargés sur une barge puis déchargés à terre.
«Algues pures»
Selon les responsables de ce test, «ce ramassage en mer offre beaucoup d'avantages». Jean-YvesLeDreff et William Boulic se disaient même «très surpris de constater la performance de cette collected'un genre nouveau». Car ces algues vertes, qui flottent par nappe à quelques centimètres sous la surface de l'eau, sont facilement récupérables et sont «des algues pures et propres», poursuivait Jean-Yves Le Dreff.
Une tonne pour dix tonnes
Ces algues parfaitement lavées «peuvent donc, sans problème, être valorisées à terre sous forme de compost de bonne qualité». Actuellement, les algues ramassées sur les plages sont chargées de sable ou de coquillageset produisent un mélange difficilement utilisable. De plus, Jean-YvesLeDreff estimait qu'«une tonne d'algues vertes ramassée dans l'eau doit correspondre à environ dix tonnes d'algues et de sable ramassées sur la plage». Hier, à Douarnenez, William Boulic et les techniciens étaient donc plutôt «surpris et satisfaits». Le ramassage en mer n'est sans doute pas l'unique solution pour lutter contre les marées vertes. Mais «c'est une solution complémentaire possible qui demande à être améliorée et qui pourrait bien faire école», estimaient, hier, tous les responsables de ce test.
