4 novembre 2009
Les séries américaines, comme Lost ou Grey's Anatomy, mettent aujourd'hui de nouveaux musiciens en évidence, notamment français. Une occasion en or pour relancer les ventes. Last Exit, jeune label brestois, a profité de cette stratégie, qui se révèle efficace.
Les séries américaines, véritable phénomène de mode, deviennent un territoire de prédilection pour les musiciens en quête de visibilité. Les labels y ont ainsi de plus en plus recours pour promouvoir leurs artistes. C'est le cas du label brestois Last Exit qui a pris depuis peu le nom de LastExit Publishing pour collaborer avec des maisons d'éditions musicales. Comme beaucoup d'autres, cette jeune entreprise d'édition cherche à intégrer les nouveaux moyens de diffusion en vogue: les séries, les courts et longsmétrages, les sonneries de téléphone portable, la publicité, les jeux vidéos... «C'est une réalité de marché, évoque DamienLitaud, gérant du label brestois. Aujourd'hui, c'est une nécessité absolue pour développer la carrière de nos artisteset pour vendre de la musique».
Des séries qui cartonnent
Fin 2008, Last Exit missionne une personne pour lancer la machine au niveau international. Objectif: décrocher des «synchronisations», c'est-à-dire le placement de la musique dans des programmes audiovisuels. En juillet2009, c'est le jackpot. Depuis quelques semaines, l'artiste brestois RobinFoster a ainsi eu la confirmation du placement d'un des titres de son album «Life is Elsewhere» pour la série «On TreeHill», alias «Les frèresScott» en français, programme numéro un dans le classement des séries les plus populaires aux États-Unis. Le groupe Sheer. K, quant à lui, a décroché deux contrats de synchronisation: l'un pour la série «Lincoln Heights» et l'autre pour le premier épisode de la saison deux de «BeverlyHills90210». Ce premier exploit n'est pas anodin. Le jeune label avait, en effet, un atout de taille dans la poche: la diffusion mondiale, l'an dernier, de la musique de Robin Foster pour le spot publicitaire du parfumHugo Boss.
Booster les ventes
Résultat, un effet boule de neige s'est produit. Aujourd'hui, la musique participe activement au succès d'une série. «Il y a eu un impact sur les ventes aux États-Unis après la diffusion, reconnaît DamienLitaud. Ça a boosté les ventes singles sur iTunes USA. Ça a multiplié par trois les ventes de diffusion sur la semaine. C'est une nouvelle voie aujourd'hui pour faire la promo d'un groupe. Les séries sont devenues le meilleur vecteur de com' auprès du public, très friand autant de la série que de la musique». Après ses premiers pas «inconcevables», «dans l'univers hollywoodien», le label veut à présent exploiter au maximum ce nouveau moyen de diffusion. «On ne néglige pas le réseau national. On développe aussi des contacts avec France 3, France2...». Mais il prend également conscience qu'il faut envoyer au plus vite ses artistes en studio pour créer de nouveaux titres et, par conséquent, pour avoir de nouveaux placements. «Personne n'avait imaginé que des groupes de leur envergure composeraient pour des séries populaires, s'enthousiasme BarbaraSmith, responsable de la communication. C'est tellement improbable!». La suite au prochain épisode... Contact reception@lastexitrecords.net
«Les séries sont devenues le meilleur vecteur de com' d'un groupe auprès du public, très friand autant de la série que de la musique». »
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