25 juillet 2008
Assurance-maladie et syndicats de médecins libéraux pourraient signer, aujourd'hui, un accord. Parmi les mesures probables, l'augmentation du prix de la consultation qui passerait de 22 à 23 euros.Malgré un contexte entaché par une hausse de 3,5 % des dépenses de santé ce semestre, médecins libéraux et assurance-maladie doivent boucler, aujourd'hui, un accord sur les prix de la consultation.
Depuis dix jours, les deux parties négocient la convention liant les médecins à la Sécurité sociale. Et la question de la revalorisation de la consultation de 22 à 23 euros ne semble pas être le point le plus délicat.
Des économies pour payer
Cette augmentation tomberait alors que les dépenses maladies ont à nouveau augmenté pendant les six premiers mois de l'année, aggravant d'autant la santé financière de l'assurance-maladie. Sur cette période, le remboursement des honoraires de médecins généralistes a crû de 1,4 %.
« Il ne faut pas que les dépenses dérapent, expliquait ainsi, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, en ouverture des discussions. Pour l'instant, j'estime que nous pourrons passer à 23 euros si nous trouvons par ailleurs des moyens d'économies. »
Si ce point semble, plus ou moins admis, c'est le calendrier qui posait problème. Hier, les syndicats de médecins rappelaient ainsi que le précédent accord prévoyait une augmentation de la consultation en juin 2008 et que celle-ci n'a pas eu lieu. « Au mieux, si nous signons une revalorisation demain (NDLR, aujourd'hui), elle ne pourra intervenir avant le printemps prochain », expliquait ainsi Michel Chassang, président du principal syndicat de médecins libéraux.
Double tarification
Parmi les autres points d'accord que pourraient trouver syndicat et Sécu, la création d'un tarif « optionnel » permettrait aux médecins de pratiquer des dépassements d'honoraires pour certains de leurs patients et des tarifs de Sécurité sociale pour les autres. Ce double tarif serait limité dans un premier temps à la chirurgie, à l'obstétrique et peut-être à l'anesthésie mais les syndicats de médecins souhaiteraient le généraliser.
Enfin, sur la question de la désertification médicale de certains territoires, l'assurance-maladie prévoit un contrat pour inciter les médecins installés dans des zones sur-dotées à s'engager à exercer une part de leur activité dans des zones sous-dotées.