5 juin 2009 à 10h24
La pallette découverte hier n'appartient pas au vol AF 447. Mais rien ne remet en cause la provenance des autres débris. L'armée brésilienne se défend et précise que ses recherches couvrent un territoire équivalent au tiers de la France. Pour travailler en toute transparence, elle invite les familles à son poste de commandement.
L'armée brésilienne est tout sauf une grande muette. Depuis plusieurs jours, elle met à disposition du monde entier ses photos, ses films, ses communiqués sur les recherches des trâces du vol AF 447.
"Tout ce qui est localisé mérite attention"
Hier, les avions militaires brésiliens engagés dans les missions de recherche de débris du vol AF 447 ont couvert 185.350 km², soit près d'un tiers de la France. Tout au long de la journée, les avions ont signalé des objets isolés dans l'aire de recherche, notamment des nappes de combustibles et des bouées. "Tout ce qui a été localisé sur la surface de l'océan mérite l'attention de nos avions" précise le commandant des forces aéronautiques brésiliennes.
Les recherches reprennent
Les recherches ont suivi la même procédure que les jours précédents : c'est-à-dire que les trois navires de la Marine du Brésil sont sur zone pour récupérer les éventuels débris localisés. L'analyse du matériel collecté par la frégate Contitution ce matin, montre que la palette localisée par les avions hier n'appartient pas au vol AF 447.
"Il ne parlait pas de la grande nappe de combustible"
"Une polémique fait suite à cette déclaration du brigadier Ramon, mais il se référait spécifiquement à la palette de bois et à la nappe d'huile qui l'entourait. Il reste clair qu'il ne parlait pas de la grande nappe de combustible observée mercredi" précise José Ramos, chargé de communication au ministère de la Défense.
"Les conditions de courants changent"
"Il faut préciser la dimension de la zone de recherche est très étendue. Mercredi, il y avait 136 km entre deux points où se trouvaient des débris. Et chaque jour, les conditions de courants changent. Il est important de garder à l'esprit cette situation pour éviter des interprétations erronnées".
Familles invitées à Récife
Par ailleurs, avec pour objectif de soutenir les familles des victimes, toutes ont été conviées à suivre les détails des opérations de recherche au troisième "Centre intégré de défense aérienne et de contrôle de l'espace aérien" (CINDACTA III) à Récife où est installé le commandement des opérations.
