5 juin 2009 à 07h33
Une vulgaire palette en bois (notre photo) et une tache d'huile appartenant à un navire... L'armée brésilienne a parlé trop vite ! Les débris et les indices récupérés cette nuit à un millier de kilomètres des côtes n'appartiennent pas à l'Airbus d'Air France disparu lundi matin avec 228 passagers à son bord. Le mystère est relancé, l'enquête repart à zéro. Coup dur pour les familles.
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L'armée brésilienne annonçait hier soir être en passe de récupérer des débris appartenant "sans aucun doute" à l'Airbus d'Air France : une pièce de la soute à bagages et deux bouées. Coup de théâtre tôt ce matin. Le général Ramon Cardoso, directeur du département de contrôle de l'espace aérien brésilien, annonce que "jusqu'à présent aucune pièce de l'avion n'a été récupérée".
Une palette en bois et de l'huile de navire
Le prétendu morceau de soute est en réalité une vulgaire palette "en bois". Et vu qu'il n'existe "pas de pièces en bois sur cet avion", le général Cardoso est bien obligé d'avouer que "cette pièce ne fait pas partie" des débris du vol AF 447. Autre révélation, concernant la présumée "tache de kérosène" présentée par l'armée brésilienne comme une preuve du crash de l'airbus. Il s'agit en fait d'une trace d'huile, celle "d'un navire, pas d'un avion".
Le doute s'installe
Ces explications jettent un doute sur le fait que les débris repérés jusqu'à présent par les avions brésiliens soient bien ceux du vol AF 447. Le mystère est relancé.
Les familles veulent savoir
L'armée brésilienne a-t-elle véritablement repéré d'autres débris appartenant bien à l'Airbus ? Les familles doutent ce matin et souhaitent savoir. "Nous voulons aller voir comment avancent les opérations de recherche, comment sont faites les recherches, c'est important pour nous de pouvoir voir", explique Nelson Farias Marinho, membre des familles. Ces dernières veulent désormais se rendre sur l'île de Fernando de Noronha, à 360 km de la côte, où est située la base avancée des opérations.
