5 juin 2009 à 19h00 - 3 réactions
Les débris récoltés la nuit dernière par l'armée brésilienne (une palette et deux bouées) n'appartiennent pas à l'Airbus A 330 d'Air France disparu lundi matin avec 228 passagers à son bord. Les recherches ont repris aujourd'hui. A zéro ? "Non", affirme l'armée brésilienne qui assure disposer d'autres indices. Ce soir, pourtant, ni l'armée brésilienne ni l'armée française n'ont communiqué sur d'éventuelles découvertes.
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19 h : L'armée brésilienne continue les recherches sur zone. Rien à signaler aujourd'hui. Les conditions météorologiques risquent de se dégrader dans les heures à venir. Douze avions restent mobilisés. Le commandant des opérations a reçu dix familles de disparus à Récife (nord-est du Brésil) pour leur expliquer le dispositif mis en place.
18 h 15 : Un cabinet d'avocats londoniens, Stewarts law, enquête depuis le mois d'octobre dernier sur un incident survenu sur un airbus de la compagnie Qantas. Un A330, comme celui qui a disparu lundi matin dans l'Atlantique. Le cabinet londonien explique que "l'incident Qantas a impliqué un Airbus A330 dont le système avionique a subi des défaillances, ce qui a amené l'avion à piquer du nez de façon non contrôlée". Chez Airbus, on affirme qu'"il n'y avait pas de similarité" entre les deux cas, le système d'aide à la navigation mis en cause dans l'incident de Qantas, n'étant pas le même que celui utilisé par Air France sur son vol AF 447.
18 h : Selon l'armée française, depuis le début des recherches de l’A330 disparu le 1er juin, les moyens aériens militaires ont réalisé environ 110 heures de vol au dessus d’une zone d’une superficie de 70 000 km2, soit 3 fois la Bretagne. Ils restent engagés pour localiser d’éventuels débris de l’appareil à la surface de l’eau.
17 h 20 : Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire pour "homicide involontaire". Les 228 familles des disparus vont recevoir un courrier "afin de les informer de cette procédure pénale, de la désignation d'associations d'aides aux victimes et de l'engagement de la procédure civile appropriée auprès du tribunal de grande instance de Paris", explique le parquet. Les familles sont invitées à joindre la section civile du parquet au 01.44.32.67.00 ou 01.44.32.57.04.
17 h : Le sous-marin nucléaire d'attaque envoyé par la France sur la zone de recherche pour tenter de retrouver les boîtes noires est l'Emeraude. Il arrivera sur zone "dans le courant de la semaine prochaine" et commencera ses recherches à partir de la dernière position connue de l'Airbus. Aucun débris n'ayant été retrouvé, la zone de recherche va être élargie, ce qui va rendre les recherches "compliquées et hasardeuses", dit-on à l'Etat major des Armées où l'on souligne que "ça se tente". La France veut se donner toutes les chances de retrouver ces boîtes noires "même s'il n'y a aucune garantie de réussite". Le SNA plonge à 300 mètres. Si les boîtes se trouvent dans un endroit escarpé, les chances d'être détectées sont minimes...
16 h 45 : Les recherches se poursuivent. Quatre vols ont été effectués aujourd'hui par les avions de patrouille maritime Atlantique 2 qui n'ont toujours rien repéré. La frégate de surveillanceVentôse sera sur zone dimanche ou lundi. Le BPC Mistral va rejoindre Abidjan pour embarquer des hélicoptères pour rejoindre ensuite Dakar.
16 h : Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire pour "homicide involontaire". L'enquête a été confiée à la juge d'instruction Sylvie Zimmerman.
15 h : Hervé Morin n'a "pas d'information nouvelle" sur la recherche des débris de l'avion d'Air France. Par contre, le ministre de la défense annonce que "le principe a été décidé" d'envoyer un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français dans la zone. "Grâce à son système de détection il pourrait nous aider à sauver les boîtes noires"expliqué le ministre.
14 h 45 : La liaison aérienne Rio-Paris change de nom. Le vol AF 447 va désormais porter le numéro AF 445.
14 h 15 : "Je n'ai jamais exclu le terrorisme", a déclaré ce matin Hervé Morin, qui sera en visite à Brest mardi prochain. Le ministre de la défense a par ailleurs indiqué n'avoir pas été informé de menaces sur le vol ou d'une éventuelle revendication.
12 h 40 : Dans un Accident Information Telexes (AIT) adressé à l'ensemble de ses clients, Airbus confirme que l'A330 était confronté à des turbulences extrêmes, qu'il a envoyé plusieurs messages de pannes au centre de maintenance d'Air France et qu'il y avait une incohérence des vitesses mesurées. Et surtout rappelle à toutes les compagnies clientes, les procédures "vitesse" à suivre.
10 h : Parmi les passagers de l'Airbus A330 se trouvaient neuf Chinois. Le journal Les Nouvelles de Pékin rapporte ce matin que la famille d'un disparu pourrait toucher plus de neuf millions de yuans (990.000 €) de l'assurance souscrite par la victime. Une indemnisation record pour un particulier en Chine.
9 h : Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), responsable des investigations, annonce que les premiers éléments d'étude montre "l'incohérence des différentes vitesses mesurées". Il note également "la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique d'importantes cellules convectives caractéristiques des régions équatoriales".
8 h 30 : Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports appelle à une "extrême prudence" sur les débris repêchés dans l'Atlantique. Il garde comme "objectif principal de mettre la main sur les boîtes noires". Et dédouane l'armée française. "Je vous rappelle que nos avions et nos bâtiments n'avaient rien vu, ce sont nos amis brésiliens qui avaient vu des choses qu'ils pensaient être, qu'ils avaient affirmé venir de cet avion". "Il ne s'agit pas de critiquer celles et ceux qui sont avec nous frères dans la douleur et qui nous apportent leur concours. les Brésiliens nous apportent une aide de grand coeur".
7 h 30 : L'armée brésilienne se défend : "Non, les recherches ne reprennent pas à zéro". Les débris récupérés cette nuit ne sont pas les seuls observés par les avions.
6 h 30 : Coup de théâtre dans les recherches. Le général Ramon Cardoso de l'armée brésilienne annonce que les débris qui ont été récupérés dans la nuit n'appartiennent pas à l'Airbus d'Air France. Il s'agit d'une palette en bois et de simples bouées. Quant à la tache d'huile observée, elle provient d'un navire.
