20 octobre 2009
L'Iran a entamé, hier après-midi, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la négociation d'un accord avec les États-Unis, la Russie et la France sur l'enrichissement, à l'étranger, d'uranium à usage civil, souhaitant apaiser les tensions autour de son programme nucléaire controversé. Cependant, avant même le début des discussions, Téhéran a averti, hier matin, qu'en cas d'échec, l'Iran procéderait par ses propres moyens à l'enrichissement de l'uranium à 20%.
Objectif: apaiser les tensions
Le 1eroctobre, à Genève, après 15mois sans la moindre négociation directe, l'Iran et les pays du groupe des Six (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) étaient parvenus à un accord de principe: Téhéran livrerait une partie de son uranium enrichi à moins de 5% à un pays tiers pour obtenir, en contrepartie, de l'uranium enrichi à 19,75% pour son réacteur de recherche à Téhéran, totalement sous contrôle de l'AIEA, et cela à des fins médicales. Ces nouvelles discussions entre puissances nucléaires et l'Iran sont considérées comme cruciales pour tenter d'apaiser les tensions sur le programme nucléaire controversé.
