11 octobre 2009
Les ministres des Affaires étrangères de Turquie et d'Arménie ont signé, hier soir, à Zurich (Suisse) des accords historiques visant à normaliser leurs relations, hantées depuis près d'un siècle par le souvenir des massacres et déportations d'Arméniens en 1915-1917 (plus d'un million et demi de morts, selon l'Arménie, 300.000 à 500.000, selon la Turquie, qui récuse le terme de génocide). Le récent conflit du Nagorny-Karabakh avait encore envenimé le contentieux entre les deux pays. Au terme d'une guerre de six ans (de 1988 à 1994), Erevan a pris le contrôle de cette enclave peuplée d'Arméniens en Azerbaïdjan, allié de la Turquie qui a fermé en 1993 sa frontière avec l'Arménie en guise de représailles. S'adressant solennellement à la nation, hier, le président arménien Serge Sarkissian a assuré qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'établissement de relations, sans conditions préalables, avec la Turquie».
