30 octobre 2009
Il n'y a plus aucun obstacle à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. L'Union européenne a accepté, hier, les demandes des Tchèques. "Une virgule pour satisfaire le président (Vaclav Klaus)", se moque ce matin Le Figaro.
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C'était le dernier obstacle à la ratification au traité de Lisbonne. Les dirigeants des pays de l'UE ont accepté, hier soir, d'accorder à la République tchèque la dérogation qu'elle demandait pour ratifier le traité de Lisbonne.
"Le texte (demandé par le président eurosceptique tchèque, Vaclav Klaus) a été approuvé tel qu'il avait été proposé par la Suède", qui préside l'Union européenne, a indiqué un porte-parole du gouvernement tchèque, Roman Prorok.
Histoire de guerre
Le très eurosceptique chef de l'Etat tchèque demandait que son pays bénéficie d'une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes, expulsés en 1945, puissent obtenir réparation. Vaclav Klaus avait assuré avant le sommet qu'il ne s'opposerait plus à signer le traité de Lisbonne s'il obtenait satisfaction.
Une attitude fustigée il y a deux semaines par le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner rappelle Le Point. Il s'exclamait à l'époque : "On ne va pas changer le traité de Lisbonne, il a été voté par le parlement tchèque et par le sénat tchèque dans des termes très précis que tout le monde a acceptés". Et bien si.
Reste un recours à examiner...
Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour le traité, censé faire fonctionner l'Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours contre le texte déposé par des parlementaires eurosceptiques, amis de Klaus. La plupart des diplomates s'attendent à ce que la juridiction rejette ce recours, ce qui alors lèverait le dernier obstacle à son entrée en vigueur.
... et un président à trouver
Il ne restera plus alors qu'à trouver un président à cette nouvelle Europe. RFI rappelle que les candidats ne manquent pas : "le Britannique Tony Blair et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker semblaient en tête, mais une femme pourrait bien faire l’affaire. Tout comme le président du Parlement européen, la France, qui n’a pas de candidat, considère qu'une présidente serait une grande chance pour l’Europe".
Vannes ville. Maison de l'Europe. La République tchèque à l'honneur