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Nucléaire. La sécurité du réacteur EPR mise en cause

3 novembre 2009

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Pour les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise, la conception du réacteur EPR est à revoir.

Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis des réserves, hier, sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR. Deux réacteurs de troisième génération (EPR) sont en cours de construction en France et en Finlande.

Le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande, cerveau de l'EPR, avait déjà été mis en cause en avril par l'Inspection britannique des installations nucléaires (NII). La critique porte ici sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité.

Pour Areva, "la sûreté n'est pas mise en cause"

«L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément», soulignent les autorités de sûreté du nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK). En conséquence, les exploitants se voient demander d'améliorer la conception initiale de l'EPR.

«Il incombe aux exploitants et au fabricant Areva de répondre aux questions techniques soulevées par leurs autorités de sûreté», précise la déclaration commune. Pour le groupe Areva, «la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause». Il dit soutenir «la démarche commune des autorités de sûreté nucléaire qui vont dans le sens d'une standardisation du contrôle-commande».

« Il s'agit d'un processus de validation par étapes classique pour des projets de ce type. Nous avons largement le temps de répondre aux demandes », a assuré aux Echos Claude Jaouen, le responsable de la division réacteur du groupe nucléaire français.

Des retards accumulés

La «renaissance du nucléaire est décapitée», s'est aussitôt réjoui le mouvement «Sortir du nucléaire», qui demande l'annulation générale du programme EPR, et en particulier du chantier en cours à Flamanville (Manche) et du réacteur prévu à Penly (Seine-Maritime).

Destiné à devenir le premier réacteur EPR de troisième génération au monde, le réacteur d'Olkiluoto en Finlande, prévu initialement pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coûts. Son entrée en service pourrait être de nouveau retardée au-delà de juin 2012, a prévenu à la mi-octobre le commanditaire TVO.

 

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