17 octobre 2009
Inquiète d'une escalade de la violence à Conakry où la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, la France a demandé à ses ressortissants résidant en Guinée de quitter le pays. Le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, a précisé qu'il n'était pas encore question de «rapatriement» ou d'«évacuation» des quelque 2.500 Français résidant en Guinée, mais d'une «recommandation» conformément à un «principe de précaution». A Conakry, où vit la majorité de la communauté française, la tension n'a cessé de monter depuis la répression par l'armée d'une manifestation de l'opposition le 28septembre, que Paris avait immédiatement qualifiée de «massacre». La junte au pouvoir, commandée par le capitaine Moussa Dadis Camara, affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées lors de cette manifestation, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées.
L'Onu crée une commission d'enquête
Cette sanglante répression a suscité l'indignation de la communauté internationale. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, a d'ailleurs décidé de créer une commission internationale d'enquête sur les violences du 28septembre.
