8 octobre 2009
L'Égypte a décidé, hier, de suspendre sa coopération archéologique avec le musée français du Louvre tant que des fragments de fresques de l'ère pharaonique, «volés» selon elle, ne lui seront pas restitués. Les fragments en question sont issus du tombeau d'un dignitaire de la XVIIIedynastie (1550-1290 avant J.C.), situé dans la Vallée des Rois, près de Louxor. Cette annonce survient dans un climat crispé après l'échec du ministre de la Culture égyptien, Farouk Hosni, pour prendre la direction de l'Unesco, basée à Paris. Le ministère français de la Culture assure que les morceaux de peinture murale ont été «acquis de bonne foi» par le Louvre en2000 et2003. Ce n'est qu'en novembre2008 que «des doutes sérieux» sont nés sur la légalité de leur sortie du territoire égyptien.
«Prêt à rendre» si...
Frédéric Mitterrand a convoqué pour le 9octobre la commission scientifique nationale des musées de France afin que celle-ci émette un avis sur la provenance des oeuvres. Hier, il s'est dit «prêt, si la commission devait émettre un avis favorable», à restituer les fragments à l'Égypte, conformément à la Convention de l'Unesco de 1970 visant à lutter contre le trafic de biens culturels, ratifiée par la France en 1997.
