16 juillet 2009
Aucun survivant n'a été retrouvé parmi les débris du moyen-courrier de Caspian Airlines qui s'est écrasé, hier, dans le nord de l'Iran. 168 personnes se trouvaient à son bord.
«Il n'y a pas un seul morceau identifiable. Il ne reste même pas un doigt intact», s'exclame un des sauveteurs, dépêché sur les lieux du crash. Un Tupolev-154 de la compagnie iranienne Caspian Airlines, qui effectuait la liaison Téhéran-Erevan, s'est écrasé dans un champ du nord de l'Iran, dans la région de Qazvin, hier, entraînant la mort de ses 168 passagers et membres d'équipage. Au sol, l'avion a creusé un énorme cratère. Tout autour, des morceaux de l'appareil, petits et gros, sont éparpillés sur le terrain calciné.
Un incendie se serait déclaré en plein vol
Selon les autorités iraniennes, un incendie s'est produit sur l'avion, qui s'est ensuite écrasé et a explosé. «Je travaillais dans le champ lorsque j'ai vu l'avion dans le ciel. Il avait déjà pris feu. Il a fait un tour complet avant de descendre en flèche et s'écraser», raconte Hamdollah, un paysan d'une cinquantaine d'années. 147 des 153 passagers étaient Iraniens, dont 31 d'origine arménienne. Il y avait également quatre Arméniens et deux Géorgiens. Deux des quinze membres d'équipage étaient aussi arméniens. «L'avion a décollé à 11h33 de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran et s'est écrasé 16 minutes après», à 11h49, près du village de Janat-Abad, a déclaré Reza Jafarzadeh, porte-parole de l'Aviation civile iranienne. Le vice-gouverneur de la province, Faramarz Sarvi, a affirmé que le pilote avait essayé «d'éviter les zones d'habitation».
«On m'a dit que tout le monde était mort»
Parmi les proches des victimes accourues sur le lieu de la catastrophe, Arlen Stepanian, un Iranien de religion arménienne d'une cinquantaine d'années, pleure. Ses deux filles, Shogher et Nayerie, âgées de 26 et 21ans, étaient dans l'appareil. «Elles allaient en vacances avec des amis. Shogher m'a appelé peu avant le décollage pour me dire que l'avion avait des problèmes et partait avec du retard», dit-il. À l'aéroport d'Erevan, une trentaine de proches de victimes ont aussi afflué en larmes, à l'annonce du drame. «On m'a dit que l'avion s'était écrasé, que tout le monde était mort», a raconté Tina Carapetian, une Iranienne d'origine arménienne, dont la soeur se trouvait à bord, avec deux garçons de six et onze ans. Cette catastrophe aérienne est l'une des plus graves qu'ait connu l'Iran au cours des dix dernières années.
