4 juillet 2009
Les recherches se sont poursuivies, hier, dans les Comores, pour retrouver l'épave de l'A310, qui s'est abîmé en mer mardi, alors que l'implication de la France fait l'objet de critiques chez les Comoriens.
Les équipes de recherches comorienne, française et américaine continuaient, hier, de chercher des débris de l'Airbus de Yemenia, au large des côtes comoriennes. La localisation de l'épave de l'A310 de la compagnie nationale yéménite restait incertaine, mais les sauveteurs évoquaient une zone où elle pourrait se trouver. «Nos plongeurs ont pu identifier un lieu à cause de signes de kérosène mélangés à de l'eau de mer, dans la région entre Mitsamiouli et Djomani», deux localités côtières, situées au nord de Moroni, a déclaré Ali Djambae, commandant de la gendarmerie nationale comorienne et coordinateur des opérations de secours. «Il y a aussi beaucoup de requins qui circulent dans cette zone en haute mer», a-t-il précisé.
Plusieurs patrouilles par jour
Les opérations de secours, avec la participation de la France, des États-Unis et du Yémen, ont été basées au «pôle Galawa», dans le village de Mitsamiouli, sur la côte nord de l'île de Grande-Comore. Quatre patrouilles de zodiacs, d'une durée d'environ trois heures chacune, sont organisées chaque jour, à environ 20km de la côte. L'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer, mardi, près des côtes comoriennes, avec à bord 153 passagers et membres d'équipage. Seule une passagère de 12ans, Bahia Bakari, a été retrouvée vivante et a été transférée à Paris, où elle a pu retrouver son père. «Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité», a réclamé le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi.
La France mise en cause par les Comoriens
Depuis l'accident, la France est mise en accusation par le gouvernement de Moroni et la communauté comorienne immigrée, notamment les jeunes Comoriens de France, qui manifestent leur colère face aux conditions des vols entre la France et l'archipel de l'océan Indien, mais aussi face à l'attitude des autorités françaises depuis l'accident. Ils ont bloqué, à Paris et à Marseille, l'enregistrement de vols de Yemenia à destination de Moroni, la poussant jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille. Quelque 130.000 Comoriens ou Franco-comoriens vivent en France, dont quelque 80.000 à Marseille, soit davantage que dans la capitale comorienne. «Nous considérons que l'effort de la France est important» et qu'il «est très semblable à celui pour la disparition du vol Rio-Paris», a répondu, hier, le ministère des Affaires étrangères. Une ambassadrice française, Christine Robichon, a été nommée, hier, pour assister les familles. Elle étudiera notamment la possibilité d'affréter un avion pour emmener les familles près du lieu du drame, ce qui est l'une de leurs principales requêtes.
Autres sports. îles féroé Un archipeldingue de ballon