6 septembre 2009
Quatre des soldats français du 3e RIMa de Vannes, blessés vendredi en Afghanistan, ont été transférés en Allemagne.
Les quatre soldats français du troisième Régiment d'infanterie de Marine de Vannes (Morbihan) les plus grièvement touchés parmi les neuf blessés, vendredi en Afghanistan, par l'explosion d'une bombe artisanale, ont été transférés dans la nuit de vendredi à samedi à l'hôpital militaire américain de Ramstein (centre de l'Allemagne), selon l'État-major à Paris. L'amiral Christophe Prazuck a précisé que «le pronostic vital reste engagé pour deux d'entre eux», dont l'un est originaire de la région vannetaise. «Le principe serait de ramener ces soldats en France mais (...) il faut que leur état de santé le permette», a-t-il souligné. Quant aux cinq autres blessés, ils sont toujours soignés à Kaboul, a ajouté l'amiral Prazuck, selon lequel «leur état n'inspire pas d'inquiétude». Selon les dernières informations communiquées hier soir par le colonel Pierre Schill, chef de corps du 3e
RIMA, «les quatre blessés graves rapatriés cette nuit en Allemagne nécessitent des soins particuliers en raison de leurs grandes brûlures notamment pour deux d'entre eux très sérieusement touchés. C'est la raison pour laquelle ils vont être très prochainement rapatriés en France dans les hôpitaux militaires parisiens. Les cinq autres blessés toujours à Kaboul seront directement rapatriés en France.» Un dixième soldat du 3e RIMa, le caporal Johan Naguin, 24 ans, a été tué dans l'explosion survenue, vendredi, au passage de leur blindé lors d'une mission dans l'est du pays. Le 3e RIMa avait déjà perdu l'un des siens le 1er août, le caporal-chef Anthony Bodin, âgé de 22 ans. Le décès du caporal Naguin a porté à 30 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis le déploiement du contingent français dans ce pays, fin 2001.
Les critiques montent contre la frappe de l'Otan
Hier, les chefs de la diplomatie français et luxembourgeois, Bernard Kouchner et Jean Asselborn, ont ouvertement critiqué le bombardement de l'Otan, la veille en Afghanistan, qui aurait fait jusqu'à 90 morts, alors que l'Allemagne, dont un officier a donné l'ordre de tir, a, au contraire, défendu l'opération. «C'est une grosse erreur», a ainsi déclaré Bernard Kouchner.
