13 octobre 2009 - 3 réactions
Les casseurs qui ont provoqué des dégâts, samedi après-midi, au centre de Poitiers ont été condamnés la nuit dernière à des peines de prison ferme et des peines de prison avec sursis. Brice Hortefeux, avait souhaité, hier, que la justice «sanctionne et durement». Selon France Info, le ministère de l'intérieur étudierait une version édulcorée du fichier Edvige pour répertorier les personnes appartenant à des bandes violentes.
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Neuf des 18 suspects interpellés après les violences commises, samedi, dans le centre de Poitiers (Vienne), ont été conduits au palais de justice, hier, dans l'après-midi, dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate pour «dégradations volontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur argent de la force publique».
Dans la nuit de lundi à mardi, ils ont été condamnées à des peines de prison allant de deux mois avec sursis à quatre mois fermes. La peine la plus lourde a été infligée à un homme de 51 ans a été condamné pour une durée de huit mois de prison dont quatre fermes. Deux jeunes gens écopent de six mois dont un ferme. Le parquet avait requis contre eux des peines de 18 mois dont dix fermes.
"Les véritables auteurs (...) n'étaient pas dans le prétoire "
Les cinq autres se sont vu infliger des peines de prison avec sursis de deux à six mois. "Leurs avocats ont tenté de démontrer devant le tribunal que tous n'étaient que des manifestants et non des casseurs et que les véritables auteurs et organisateurs n'étaient pas dans le prétoire", rapporte l'hebdomadaire L'Express sur son site Internet.
La manifestation, organisée par un «collectif anticarcéral» pendant un festival culturel, a dégénéré en violences, avec des actions organisées de casseurs. Une quinzaine de vitrines ont été brisées ou endommagées, des aubettes et des cabines téléphoniques détruites, du verre éparpillé dans deux rues piétonnes, avec des tags sur différents monuments.
«En colère devant l'attitude de ces lâches»
Selon les autorités locales, les casseurs, masqués et encagoulés, ont opéré comme un commando «très bien organisé». Une information judiciaire pour «organisation d'un attroupement armé» a été ouverte pour «rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation».
Hier, les habitants de Poitiers s'interrogeaient, eux aussi, sur les raisons d'une telle violence, en se demandant si elle n'aurait pas pu être évitée. «On n'a rien vu arriver. Tout d'un coup, ils étaient là, masqués, armés. Pendant quelques minutes, avec les gaz lacrymogènes, ça été le chaos», raconte Christian, fleuriste, épargné par les casseurs, contrairement à l'agence bancaire ou au cabinet d'assurance voisins.
Fabius évoque "les éventuelles carences du dispositif policier"
Cyril Jeunot, responsable d'un magasin de téléphonie à la vitrine détruite, se dit «en colère devant l'attitude de ces lâches». Lors de sa visite, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré qu'il «n'hésiterait pas» à demander la dissolution des «groupuscules» impliqués dans les violences. Il a demandé au préfet de la Vienne de «recenser les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche».
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a souhaité que les dégâts «soient intégralement mis à la charge des voyous», tandis que le député PS Laurent Fabius appelait à lutter «avec la plus grande énergie contre ces bandes», tout en s'interrogeant sur «les éventuelles carences du dispositif policier».
Après les dégradations survenues samedi en marge de la manifestation, le ministère de l'Intérieur s'interroge sur la création de deux nouveaux fichiers pour répertorier les personnes appartenant à des bandes violentes, écrit L'Express, sur site Internet. Ces actes"pourraient bien ranimer le projet de fichier Edvige, abandonné par le gouvernement le 20 novembre 2008", écrit l'hebdomadaire, citant une information révélée par France Info.
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