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Victime devenue paraplégique. Le violeur jugé une troisième fois

5 novembre 2009 à 15h55

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Kaled Zacharia, condamné en février 2009 par la cour d'assises du Jura à la réclusion à perpétuité pour avoir en 2004 violé et torturé une jeune femme, devenue handicapée, sera jugé une troisième fois.

Au cours de la nuit du 4 au 5 octobre 2004, vers 21 h 30, Kaled Zacharia, âgé alors de 19 ans, avait agressé une étudiante de 23 ans dans un parc de Besançon (Doubs). Il l'avait jeté du haut d'un escalier de pierre, lui brisant la colonne vertébrale. Sur un palier de pierre, il l'avait violée à plusieurs reprises alors qu'elle était devenue paraplégique, selon les experts. Ce n'est que vers 8 h du matin que la jeune victime était secourue par une passante, intriguée d'entendre des gémissements.
 
Condamnation annulée pour vice de forme

En mars 2008, la cour d'assises du Doubs avait déjà condamné Kaled Zacharia, de son vrai nom Abdallah Djana, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Cette peine avait été confirmée un an plus tard par la cour d'assises d'appel du Jura.
Le condamné avait alors formé un pourvoi en cassation. Dans un arrêt rendu le 28 octobre, la chambre criminelle de la Cour a annulé sa condamnation pour vice de forme. L'affaire devra être rejugée par la cour d'assises de la Côte d'Or.

"Une véritable horreur"

Lors de l'audience, l'accusé, âgé de 19 ans au moment des faits, avait reconnu les viols mais contesté avoir eu conscience de la paralysie des membres inférieurs et de la souffrance de sa victime. En première instance, un expert neuro-chirurgien avait indiqué qu'"il la manipulait dans tous les sens au point qu'elle voyait ses jambes passer derrière elle. C'est une véritable horreur. Il ne pouvait pas ignorer son état. D'ailleurs, il l'a bâillonnée pour étouffer ses cris".

Déjà condamné pour agressiosn sexuelles

Kaled Zacharia était arrivé de Mayotte, le 22 août précédent, pour vivre chez sa soeur. Bénéficiant d'une libération conditionnelle d'un juge d'application des peines de Mayotte, le jeune Mahorais avait été autorisé à se rendre en métropole. Dans son île natale, il avait été déjà condamné pour agressions sexuelles et vols.

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