letelegramme.com

 

France

TV publique. «La redevance est un bon financement»

21 octobre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Productrice de télévision, Simone Harari publie «La télé déchaînée» (Flammarion) où elle trace les perspectives d'un secteur audiovisuel en pleine mutation.



Une télévision publique est-elle forcément élitiste, au risque de voir l'audience s'effondrer?
Je crois que l'utilité collective aujourd'hui, ce qui justifie que demeure un service public, c'est de parler à tous. On a besoin du lien de la télévision publique généraliste pour des raisons d'intérêt général et de justice sociale. Par ailleurs, si l'on ne veut pas que les gens fassent la grève de la redevance, il faut que tout le monde trouve régulièrement un sujet de satisfaction. Voilà pourquoi il ne faut pas que la télévision publique devienne une sorte de super Arte.

La ressource publicitaire a diminué sur la télé publique. A-t-on trouvé la bonne formule pour compenser cette baisse?
La suppression partielle de la publicité a un avantage. On n'a plus besoin de cibler la ménagère de moins de 50 ans puisqu'on est dégagé du financement publicitaire. Mais cela ne doit pas se traduire par un appauvrissement. Le bon financement de la télévision publique, on le connaît. C'est celui qui est pratiqué dans tous les pays qui ont une politique audiovisuelle ambitieuse. Cela s'appelle la redevance, et cela se mensualise. Cinq millions de foyers paient tous les mois 30euros leur abonnement à Canal+. Si on mensualisait la redevance actuelle, elle serait à 10euros. Avec une redevance à 15euros par mois (c'est le niveau constaté chez nos voisins), il n'y aurait plus besoin de subventions.

Dans un tout récent rapport, la Cour des comptes propose la mutualisation des rédactions du service public. Cela n'est-il pas de nature à supprimer au moins une des chaînes de France Télévisions?
Avec un seul correspondant sur tel ou tel événement, avec une seule source d'images, on ferait des économies. Mais il n'y a pas de raison de craindre la disparition d'une chaîne dans la mesure où les commentaires seront forcément différents.

La Cour met en cause les producteurs indépendants. Est-ce à vos yeux une critique justifiée?
Je suis surprise que la Cour des comptes regrette le temps où les chaînes produisaient exclusivement en interne. À l'époque, les coûts étaient très supérieurs à ceux d'aujourd'hui.




Votre livre est-il un acte de candidature à la présidence de France Télévisions?
La règle nouvelle évite de se poser la question, puisqu'il n'y a plus à faire acte de candidature, comme c'était le cas auparavant devant le CSA.

  • Propos recueillis par Philippe Reinhard
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook