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Procès Evrard. "Si j'avais été soigné, je ne serais pas là" [vidéo]

27 octobre 2009 à 09h10

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Deuxième jour du procès de Francis Evrard à Douai. Devant la cour d'assises du Nord, hier, l'accusé a avoué les faits. Oui, il aurait enlevé, séquestré et violé le petit Enis à Roubaix le 15 août 2007. "On dit que je l'ai fait, alors oui je l'ai fait" a-t-il déclaré. Mais il n'assume pas l'entière responsabilité de ses actes. Le système judiciaire serait en cause : il aurait dû le soigner. 

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Le procès de Francis Evrard va se poursuivre jusqu'à vendredi. La Voix du Nord annonce qu'aujourd'hui, la cour d'assises poursuivra l'examen de la personnalité de l'accusé, écoutera un témoignage enregistré de la jeune victime. Des experts psychiatres seront aussi appelés à témoigner. 

Un accusé vieilli
Francis Evrard a déjà avoué les faits hier. Les faits de viols, alors qu'un temps, l'accusé avait voulu faire passer ces actes pour de simples attouchements sexuels. "On dit que je l'ai fait, alors oui je l'ai fait", a-t-il lâché devant les jurés. La Voix du Nord dresse le portrait d'un Francis Evrard vieilli, méconnaissable, arrivé dans devant les les juges et des dizaines de journalistes dans une parka vite retirée.

Evrard : "C'est une pulsion avant tout, je ne peux pas la contrôler"
Face à l'audience, Evrard revient sur son passé et tente de s'expliquer. Il aurait été violé deux fois dans son enfance. Est-ce donc par vengeance qu'il aurait agressé le petit Enis ? "Non, c'est une pulsion avant tout, je ne peux pas la contrôler", assure-t-il.

Evrard : "Si j'avais eu ce traitement, je ne serais pas ici" 
Il incrimine ensuite le système judiciaire. Pendant toutes ces années passées en prison, il aurait dû, selon lui, être soigné. "Personne ne m'a autorisé (...) On m'a laissé faire ce que je voulais. Si j'avais eu ce traitement, je ne serais pas ici. Je le sais, je l'ai testé pendant quatre mois", assure-t-il.

Le père d'Enis : "Je vais te tuer"
Sous le feu des questions du procureur de la république, Francis Evrard a fini par déraper, rapporte Europe 1 : "Enis n'a subi aucun préjudice physique, que je sache", a-t-il lâché. Cette phrase a remué l'assistance et provoqué la fureur du père de la victime. "Je vais te tuer", s'est emporté Mustafa Kocakurt. Avant de dénoncer, à la sortie de la salle d'audience, la défense de l'accusé : "Tout cela ce sont des manipulations. Il dit moi, je suis un martyr. Moi je veux qu’on aide et ce sont les autres qui ne veulent pas".

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  • Mustafa Kocakurt, le père d'Enis, était confronté pour la première fois, hier, à Francis Evrard. Photo AFP
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