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France

Outre-mer. Une ministre et 137 mesures

7 novembre 2009

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Nicolas Sarkozy a annoncé hier 137 mesures pour l'Outre-mer. Mais pour Elie Domota, la mise en place de l'Année de l'Outre-mer en 2011 renvoie les ultramarins aux "expositions coloniales".

Nicolas Sarkozy a annoncé hier un catalogue de 137 mesures pour le développement de l'Outre-mer, parmi lesquelles la constitution d'un «vivier de talents ultra-marins» et un moratoire sur les dettes sociales pour les professionnels du tourisme, à l'issue des états généraux qu'il avait décrétés en février, lors d'une crise sociale aux Antilles. La secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Marie-Luce Penchard deviendra une ministre à part entière, «auprès» du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

Selon Elie Domota, il s'agit d'une annonce "basée sur l'ancrage colonial"

Elie Domota, le leader du LKP, a estimé hier soir lors d'un meeting à Pointe-à-Pitre, que "tout le discours" prononcé dans la journée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, "n'était basé que sur l'ancrage de la domination coloniale que nous subissons". S'adressant à un peu moins d'un millier de personnes, réunies devant le Palais de la mutualité où siège le collectif, Elie Domota a affirmé que les mesures annoncées à l'issue du Conseil interministériel dédié à l'outre-mer visent "à renforcer la position de l'Etat dans notre pays". Selon Elie Domota, l'institution annoncée par le président de la République d'une Année de l'Outre-mer en 2011 "nous renvoie aux expositions coloniales".

Pour Marie-Luce Penchard, l'Etat doit jouer son rôle de régulateur

La ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, juge pour sa part "essentiel" que "l'Etat joue son rôle de régulateur et de contrôleur des prix dans les départements d'outre-mer", "en raison du petit nombre d'acteurs économiques et des positions dominantes", dans une interview diffusée ce matin dans le Parisien. "Plusieurs secteurs essentiels de l'activité économique des DOM sont aujourd'hui dominés par une seule entreprise", a rappelé récemment le Sénat dans un rapport d'information. C'est essentiellement le cas dans le fret maritime, le transport aérien et le secteur pétrolier tandis que la grande distribution est contrôlée par deux centrales d'achat aux Antilles.  Dans ce dernier secteur, l'Autorité de la concurrence a recommandé en septembre davantage de concurrence, "seule manière de faire baisser les prix".

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