18 septembre 2009 à 15h28 - 3 réactions
Un homme de 34 ans, condamné deux fois pour viols, était activement recherché vendredi par la police pour un autre viol qu'il est soupçonné d'avoir commis à Orly (Val-de-Marne) alors qu'il était en permission de sortie du centre de semi-liberté de Melun (Seine-et-Marne), a-t-on appris de source judiciaire.
Né en 1975, l'individu, qui se prénomme Mourad, est soupçonné de s'être introduit dans la nuit du 8 au 9 septembre au domicile d'un couple résidant à Orly dans le Val-de-Marne, dont il connaissait le mari. Selon une source proche de l'enquête, il aurait menacé ce dernier avec un couteau, lui demandant d'aller retirer immédiatement 500 euros au distributeur en vertu d'une ancienne dette qu'il aurait contractée à son égard. Une fois le mari parti, il aurait alors violé à plusieurs reprises la jeune femme, mère de deux enfants, avant de s'enfuir aux premières heures du jour. Le couple a porté plainte contre cet individu qui reste, à l'heure actuelle, activement recherché par les forces de l'ordre.
En liberté conditionnelle.
Il bénéficiait à ce moment d'une permission exceptionnelle de sortie du centre de semi-liberté de Melun, où il avait été placé en libération conditionnelle. Cette permission lui avait été accordée du 8 au 10 septembre pour se rendre à l'Afpa (Association de formation professionnelle pour adultes), où il ne s'est jamais présenté. Le parquet de Créteil a ouvert jeudi une information judiciaire pour viols sous la menace d'une arme.
Condamné à de multiples reprises.
Cet homme, déjà condamné à de multiples reprises, notamment pour des violences aggravées, avait écopé d'une peine de sept ans de prison le 10 décembre 2003 par la cour d'assises du Val-de-Marne pour viols et agressions sexuelles. La cour d'assises des Hauts-de-Seine l'avait à nouveau condamné pour viols sous la menace d'une arme à une peine de dix ans de prison le 24 mai 2005. A Melun, une source judiciaire a indiqué que le parquet de Melun avait fait appel du placement en semi-liberté de cet homme. Selon la même source, le parquet général de la cour d'appel de Paris avait fait de même.