2 novembre 2009 à 14h19
Le prix Goncourt a été attribué ce lundi à Marie NDiaye pour "Trois femmes puissantes" (Gallimard) et le Renaudot à Frédéric Beigbeder pour "Un roman français" (Grasset), ont annoncé les jurys au restaurant Drouant à Paris.
Marie NDiaye a obtenu le plus prestigieux des prix littéraires de l'automne au 1er tour avec 5 voix contre 2 à Jean-Philippe Toussaint pour "La vérité sur Marie" et une voix à Delphine de Vigan pour "Les heures souterraines". Marie NDiaye est la première femme a obtenir le Goncourt depuis 1998.
Trois récits pour un Goncourt
Née le 4 juin 1967 à Pithiviers (Loiret), d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, Marie NDiaye a grandi en banlieue parisienne. Elevée uniquement en France par sa mère, professeur de sciences naturelles, elle publie à 18 ans son premier roman, "Quant au riche avenir" (1985).
"Trois femmes puissantes" regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique. En 2007, Marie NDiaye s'est installée à Berlin avec sa famille.
La nouvelle consécration de Beigbeder
Trublion de l'édition française devenu l'un des piliers de la critique littéraire, Frédéric Beigbeder obtient pour sa part une nouvelle consécration. "Un roman français", son récit autobiographique, fleure la province profonde. Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l'ex-jet-setter livre le récit sensible de son enfance béarnaise.
Auteur comblé de "99 francs" en 2000 (400.000 exemplaires vendus et une adaptation au cinéma en 2007), Frédéric Beigbeder a déjà obtenu le prix Interallié 2003 avec "Windows on the World".
Le prix Renaudot de l'essai a été décerné a Daniel Cordier pour "Alias Caracalla" (Gallimard). Enfin le Renaudot du livre de poche, attribué pour la première fois, a récompensé Hubert Haddad pour "Palestine".
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